Faut-il classifier les vaches avec le pis plein ou le pis vide?

Sur Facebook, une productrice laitière a posé cette question : «Croyez-vous que ça peut nous pénaliser de faire classifier à 8h30 le matin? Les vaches ont le pis complètement vide.»

Sur Facebook, une discussion a enflammé les discussions lors des derniers jours. Une productrice laitière a posé cette question : «Croyez-vous que ça peut nous pénaliser de faire classifier à 8h30 le matin? Les vaches ont le pis complètement vide.»

En quelques heures, plus de 150 commentaires ont été apportés au fil de la discussion. Certains disent qu’il n’est pas question de changer leur heure de traite, mais d’autre recommandent de traire les vaches après la classification ou de laisser un peu de lait dans le pis. «Ils sont supposé être capable de classifier quand même!!!», dit un internaute.

Et vous, qu’en pensez-vous?

Nous avons demandé à un classificateur ce qu’il en pensait. Nous lui avons soumis la question de l’abonnée Facebook. Voici ce qu’il nous a écrit :

«Le perception des éleveurs comme quoi les vaches doivent avoir le système mammaire plein de lait est de moins en moins forte», dit Bruno Jubinville, coordonnateur national du programme de classification chez Holstein Canada.

«La question si ça pénalise! Je pense que non. Il ne faut pas oublier que la classification est un outil de travail pour aider à améliorer la race et non un examen. Notre programme est ajusté si les vaches ont le pis plein ou vide et s’ajuste à mesure que le classificateur entre. Nous avons 10 parties spécifiques à évaluer dans le système mammaire et non la vue d’ensemble du pis comme à l’expo. Avec les données des 10 critères dans le programme, nous calculons un pointage final sur le système mammaire.»

Bruno Jubinville ajoute que les craintifs peuvent laisser un peu de lait dans le pis. Leur travail est d’évaluer les vaches telles qu’elles sont présentées.

La discussion s’est terminée avec ce mots de la productrice : «Finalement je suis très contente de la classification! Merci pour vos commentaires! Être premier ça ces avantages, là on peut faire autres choses!»

De son côté, dans son courriel, Bruno Jubinville a terminé son courriel en mentionnant que c’est lui qui a classifié le troupeau de la productrice laitière ce jour-là.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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