Il faut s’entraîner à voir les boiteries

Elles représentent des pertes monétaires importantes

Il n’est pas évident de détecter les signes de boiterie. C’est pourquoi même les personnes expérimentées suivent des formations fréquemment. C’est le cas des membres de l’Association des pareurs d’onglons du Québec. Mais ce type de formation est tout aussi recommandée pour des producteurs laitiers.

Le 8 décembre dernier, ils invitaient Clémence Nash, gestionnaire de la production durable au sein des Producteurs laitiers du Canada à offrir une formation rendue possible grâce à la participation des PLC et de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Chaque cas de boiterie représente de 200 à 900$ de pertes et parfois plus dans le cas de la perte d’une vache. « Ça coûte dont très cher pour nos troupeaux et notre industrie », explique la détentrice d’un PhD.

Le plus difficile, c’est d’identifier les boiteries légères. Pour cette formation en web diffusion orientées sur les boiteries en stabulation entravées, Clémence Nash a présenté des vidéos pour amener les participants à distinguer ce qui est normal de ce qui ne l’est pas. Ce qui semble correct ne l’est peut-être pas.

En stabulation entravée, une vache qui boite légèrement va continuer de se faire traire, mais en stabulation libre, elle peut ne pas aller se faire traire ou y aller moins souvent. Des études ont démontré que les vaches qui sont traites au robot ont plus de boiteries que les autres. La raison, c’est que les producteurs ne les voient pas, surtout les boiteries légères. C’est de l’argent qui est perdu pour ces fermes.

La prochaine formation de l’Association des pareurs d’onglons aura lieu le 14 janvier et sera orientée vers les boiteries en stabulation libre, toujours avec Clémence Nash.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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