Lait : impact de l’acétonémie

Publié: 21 février 2017

Depuis plus de 20 ans, l'élevage des génisses a beaucoup changé, inspiré par les résultats de recherche en bien-être animal.

Cette analyse, qui a été réalisée sur près de 500 000 vaches inscrites au contrôle laitier de l’est du Canada sur une période de quatre ans, nous permet d’en soutirer des statistiques intéressantes. Dre Débora Santschi et ses collaborateurs ont publié ces statistiques en 2016 dans la revue scientifique Journal of Dairy Science.

La prévalence de l’acétonémie varie passablement selon les troupeaux. Environ 10 % des troupeaux ont la maladie bien contrôlée avec 10 % de prévalence ou moins. Par contre, 40 % des troupeaux ont plus de 25 % de prévalence. Si l’on considère que le contrôle laitier est fait une fois par mois et qu’un cas d’acétonémie dure en moyenne de cinq à sept jours, l’incidence réelle chez ces troupeaux pourrait être jusqu’à 2,5 fois la prévalence affichée sur les rapports. Elle affecte surtout les multipares qui sont à moins de 40 jours en lait.

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L’acétonémie occasionne des pertes économiques importantes en affectant le rendement en lait et le taux de protéine, tout en augmentant le comptage des cellules somatiques et le taux de gras. Elle a aussi des répercussions importantes sur la reproduction. L’étude de Santschi a mesuré cette problématique en comparant les vaches négatives, les vaches suspectes et les vaches positives selon les analyses au contrôle laitier. Résultat : l’intervalle 1re saillie – conception s’allonge de neuf jours chez les primipares et de 24 jours chez les multipares.

Ce délai de gestation a un impact sur le taux de gestation. Les chercheurs ont découvert qu’il y a 12 % moins de vaches gestantes à 150 jours en lait chez les vaches positives par rapport aux vaches négatives.

Prévenir l’acétonémie

Pour limiter l’impact de l’acétonémie, les producteurs ont avantage à la prévenir en adoptant de bonnes pratiques de régie chez les vaches en transition. Avant le vêlage, il faut prêter une attention particulière aux excès d’énergie et de protéine dans les rations. Après le vêlage, il faut s’assurer de fournir une ration bien équilibrée qui répond aux besoins de la vache. En tout temps pendant la période de transition, ils doivent valider la consommation des vaches, maximiser leur confort et minimiser leur stress et la compétition.

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