Mangeriez-vous des insectes?

Publié: 12 septembre 2016

Larves de ténébrions.
Larves de ténébrions.
Larves de ténébrions.

Sous la direction de la docteure en sciences de l’environnement Louise Hénault-Ethier, l’étudiant à la maîtrise en environnement à l’Université de Sherbrooke Médhavi Dussault veut comprendre l’intérêt des Nord-Américains sur la consommation d’insectes.

Voilà pourquoi un sondage a été initié à l’été 2016. Déjà, 700 personnes ont exprimé leurs expériences et leur perception sur la consommation d’insectes. Quelques résultats préliminaires ont été compilés, mais il vous est toujours possible d’exprimer votre opinion en suivant ce lien : Sondage sur la consommation d’insectes.

Résultats préliminaires

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En 20 ans, le nombre de fermes québécoises est passé de plus de 7000 à tout juste 4000 en 2025. Durant cette période, le portrait de la production a considérablement changé, mais aussi les habitudes et les attentes des consommateurs.

Même si la majorité des gens disent avoir déjà consommé des insectes, soit en dégustation ou accidentellement, c’est davantage par curiosité que les gens l’ont fait. Les vertus nutritionnelles ou environnementales sont moins importantes pour les répondants.

Ce sont surtout l’apparence et la texture des insectes qui rebutent les récalcitrants. Cela n’empêche toutefois pas les gens qui n’en ont jamais goûté de démontrer une grande ouverture à un essai éventuel.

Les insectes réduits en poudre et incorporés de façon invisibles dans des recettes ont plus la cote que la consommation d’insectes entiers. Les sauterelles et les grillons entiers semblent plus appétissants que les larves de mouches et les chenilles!

Pour ce qui est du contrôle de la production, les répondants préféreraient un encadrement par des agences fédérales ou provinciales, plutôt que le seul contrôle des producteurs individuels ou de leurs associations. Les consommateurs préféreraient des élevages artisanaux, dans des bâtiments, et à la campagne, plutôt que des élevages intensifs, extérieurs et en ville.

Enfin, les consommateurs semblent aussi prêts à consommer des animaux (poissons, poulets ou autres) ayant été élevés avec des moulées contenant des insectes

Pour en connaître davantage sur la production d’insectes pour la consommation, l’article Et si on produisait des insectes? paru dans le numéro de septembre 2016 du Bulletin des agriculteurs pourra vous intéresser.

Article écrit en collaboration avec Louise Hénault-Ethier.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.