Nouveau régime d’indemnisation en cas de maladies avicoles

L’assemblée générale de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (ÉQCMA) tenue à Drummondville le 9 février dernier était terminée depuis près d’une demi-heure et les participants s’attardaient encore dans la salle de réunion. C’est que le nouvel équipement pour l’euthanasie des troupeaux avicoles suscite l’intérêt. Il vient en appui à un régime d’indemnisation dont la préparation est presque terminée.

Le régime vise à proposer aux partenaires du secteur avicole québécois un outil financier (une assurance) permettant de couvrir certains coûts et pertes encourues lors de six maladies ciblées :

  • Les quatre maladies à déclaration obligatoire (influenza aviaire faiblement ou hautement pathogène, maladie de Newcastle, thyphose et pullorose)
  • Laryngotrachéite infectieuse
  • Mycoplasmose à Mycoplasma gallisepticum (MG)

Ce projet a été développé à la suite d’une éclosion de mycoplasme en 2011. « C’était la première fois qu’on émettait une zone à risque », raconte le directeur général de l’ÉQCMA, Martin C. Pelletier. Une entreprise a alors encouru des frais supplémentaires de 23 903$. « Moi, j’ai un malaise, raconte Martin C. Pelletier. Je n’ai pas de budget. J’ai montré ça au conseil d’administration. C’est là qu’on s’est mis à vouloir mettre en place un programme de compensation. »

Débuté en 2012 avec une étude de faisabilité, le projet est aujourd’hui dans son dernier droit. La conclusion devrait avoir lieu en mars prochain. Il a nécessité la participation financière du Programme des initiatives Agri-risques d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, mais aussi de l’ÉQCMA et de ses partenaires.

Le régime d’indemnisation fonctionne comme une assurance, c’est-à-dire que les risques d’avènement des crises a été étudié en profondeur. Les différents scénarios ont été évalués et répétés de nombreuses fois. La valeur des oiseaux a été évaluée, ainsi que tous les besoins d’indemnisations. Tout le processus est complexe.

Le régime proposé prévoit un fonds de l’industrie de 400 000$ qui servirait de franchise. L’assurance conventionnelle est de 8,5 millions $ par année. Il n’y a pas de franchise individuelle lors de réclamations de producteurs ou d’intervenants. Le prélevé annuel total d’environ 665 000$ inclut le paiement de la prime de réassurance, les frais pour le fonds de l’industrie et les frais d’administration du régime.

Nouvel équipement d’euthanasie

Dans une conférence, la responsable des opérations d’euthanasie des élevages de volaille à l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Sophie Benoît, a expliqué la complexité des interventions menant à l’euthanasie au CO2.

L’ÉQCMA a demandé les conseils de Sophie Benoît pour la conception de son propre équipement pour réaliser l’euthanasie. L’équipement a été conçu par Carbox Cryogénique. Il sera entreposé et opéré par Agro Extermination.

PHOTO: MARIE-JOSÉE PARENT

 

 

 

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