Tarir pendant 35 jours

Catherine Lambert et Nicolas Baril pratiquent le tarissement court depuis plus d’un an et demi, en portant un soin méticuleux à tout ce qui entoure le tarissement de leurs vaches. Le couple est la sixième génération à exploiter une ferme laitière de Saint-Léon-le-Grand, près de Louiseville.

Le troupeau se compose de 125 vaches laitières logées en stabulation libre depuis près de quinze ans. La production tourne aux alentours de 9000 kg de lait avec une composition de 4,4 % de matière grasse et 3,5 % de protéine. Les vaches laitières sont divisées en deux groupes et sont alimentées à l’aide d’un convoyeur qui leur apporte les rations totales mélangées.

Passer de 60 à 35 jours
Ce qui fait la particularité de l’entreprise, c’est l’utilisation du tarissement court pour l’ensemble des vaches du troupeau. La durée moyenne de tarissement des vaches se situe autour de 30 à 40 jours. La période de tarissement est cependant allongée de sept jours pour les vaches ayant des jumeaux qui naissent plus tôt que leurs congénères.

La transition entre un tarissement de 60 à 35 jours s’est effectuée sur une période de six mois, car la technologie était nouvelle pour les deux éleveurs, comme pour leurs conseillers. Depuis l’adoption de cette façon de faire, ils ont noté une réduction considérable des maladies métaboliques, comme les déplacements de caillette et les hypocalcémies.

D’ailleurs, les résultats obtenus par Débora Santschi de Valacta sur 13 fermes laitières démontrent une réduction de l’acétonémie chez les vaches taries sur une courte période, comparativement à celles avec tarissement conventionnel de 60 jours. « Nous sommes satisfaits des résultats de cette nouvelle orientation, nous ne reviendrions pas en arrière », indiquent les propriétaires.

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