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Un veau, une marque

Marjorie Maltais, chef cuisinière, chroniqueuse et mère de famille, est la porte-parole de la nouvelle marque VIVO.

Marjorie Maltais, chef cuisinière, chroniqueuse et mère de famille, est la porte-parole de la nouvelle marque VIVO.

Après l’annonce d’un partenariat avec l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard pour l’élaboration de cahiers de régie et d’élevage, l’entreprise Écolait vient d’annoncer le lancement prochain de la marque de commerce Vivo.

Notre chroniqueur Lionel Levac s’est entretenu avec le président d’Écolait, Mario Maillet, à propos de la collaboration entre Écolait et l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. L’entrevue est disponible dans la page Point de vue du numéro d’octobre du Bulletin des agriculteurs. En voici un extrait :

Vous allez mener plusieurs opérations en simultané ?

Le secteur bovin en général et celui du veau en particulier ont des retards importants. Écolait amorce plusieurs initiatives parce qu’il est devenu urgent d’améliorer nos élevages. Il faut que les animaux évoluent dans de meilleures conditions, dans un environnement qui va leur permettre d’exprimer un comportement naturel. Ça, c’est indiscutable. En plus de démontrer auprès du public et de nos clients que nous traitons bien les veaux, cela va nous permettre d’offrir des viandes qui seront certifiées comme ayant été produites dans le respect des animaux.

Et cette certification, vous allez la chercher auprès des spécialistes de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard ?

Oui, mais nous allons chercher bien davantage à la Faculté de médecine vétérinaire de Charlottetown. Nous allons mener des recherches sur l’élevage du veau conjointement avec les spécialistes. À toutes fins pratiques, il n’y a rien de solide et vraiment à jour dans le domaine. Nous voulons rapidement produire des cahiers de régie et d’élevage. Nous ajusterons ces cahiers au fur et à mesure que nous recevrons les résultats des travaux. Aussi, il faut que nous puissions rapidement concevoir des bâtiments vraiment adaptés à l’élevage du veau. On parle beaucoup de l’élevage en groupe, certains souhaitent le faire dans trois ou quatre ans. D’accord pour les groupes plutôt que les cages individuelles, mais on ne peut baser le bien-être des veaux seulement sur cet élément. Et on doit, entre autres, penser aux besoins particuliers dans les pouponnières où les veaux requièrent davantage d’attention. Il y a de nombreux facteurs à considérer. Nous, nous voulons amorcer les changements tout de suite et, avant toute chose, c’est dans la culture de l’entreprise que cela doit se développer.

La convention collective, avec vos quelque 190 employés, contient maintenant des clauses relatives au bien-être animal ?

Oui, et c’est en vigueur depuis le début septembre. Si un employé ne respecte pas les animaux et n’agit pas correctement, il peut être congédié sans appel. Déjà, des contrats avec les fermes associées traitent du bien-être animal. Mais ces textes pourront être amendés pour y inclure les nouvelles directives, les protocoles et les nouveaux manuels de formation que nous allons produire dans le cadre de notre collaboration avec l’Université de Charlottetown.

Erratum

Veuillez noter qu’une erreur s’est glissée dans l’infolettre du 20 septembre. L’entreprise Écolait n’est en aucun liée aux cas de maltraitance signalés en avril dernier.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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