Une nécropsie pour mieux comprendre la cause d’un décès

Bien pratiquée, la nécropsie permet de mieux comprendre les causes du décès d’un animal à la ferme. Lors de la Journée bovine Merk de juin, la pathologiste vétérinaire Isabelle St-Pierre du Laboratoire d’expertise en pathologie animale du Québec a expliqué les rudiments d’une nécropsie à la ferme. Voici quelques éléments clés de sa présentation :

– Si possible, soumetre l’animal entier;

– Votre vétérinaire peut vous aider pour savoir comment procéder;

– Un mauvais échantillon ne permettra pas d’établir un bon diagnostic et le bon traitement;

– La carcasse est couchée du côté gauche pour mettre les viscères sur le dessus;

– Commencer par un examen externe avant d’ouvrir l’animal;

– Évaluer la présence d’autolyse ou de putréfaction, l’état de chair et la déshydratation;

– Réfrigérer la carcasse ou la congeler si on doit la garder plus de 48 heures afin de limiter l’autolyse ou la putréfaction;

– Dans l’ordre : noter les viscères en place, prendre des photos des lésions, débuter par la cavité thoracique, prélever les viscères avant d’ouvrir le tracture gastrointestinal;

– Lors des prélèvements, utiliser des récipients propres ou stériles et hermétiques;

– Prélever le plus stérilement possible et prendre des précautions avec des agents de zoonose;

– Prélever et soumettre du tissu frais ou congelé, et si possible un petit morceau de tissu fixé dans du formol (1 portion de tissu pour 10 portions de formol).

La présentation d’Isabelle St-Pierre donne beaucoup plus de détails. Elle est disponible sur Agri-Réseau.

 

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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