Vers des écoles vétérinaires privées?

PHOTO: MARIE-JOSÉE PARENT

En raison de la pénurie dans certains domaines de la pratique vétérinaire, le gouvernement français songe sérieusement à ouvrir des écoles vétérinaires privées.   

Selon le journal Le Figaro, un amendement dans la loi pourrait « entériner la possibilité pour des écoles privées à but non lucratif d’intérêt général de former les futurs vétérinaires. UniLaSalle, un pôle d’enseignement supérieur privé spécialisé dans l’agroalimentaire et l’agriculture, pourrait ouvrir une école dans la ville de Rouen à la rentrée en 2022 . Les frais de scolarité s’élèveront à 15 000 euros par an, avec une possibilités de bourses.

Comme dans plusieurs pays et régions, dont le Québec, la France accuse une pénurie de vétérinaires qui délaissent les soins aux grands animaux et aux animaux d'élevage. Les régions peinent aussi à attirer les futurs vétérinaires. Ces derniers, provenant de plus en plus de régions urbaines et favorisées, préfèreraient la médecine des animaux de compagnie. La disponibilité des soins en souffrirait puisque les distances entre les cliniques et les fermes sont de plus en plus grandes.

Malgré les inscriptions en hausse, les cohortes actuelles d'étudiants peineraient à combler les besoins en France. Même avec une augmentation de 35% des étudiants dans les quatre écoles du pays depuis 2012, 47% des nouveaux praticiens français ont suivi une formation à l’étranger, en Belgique et en Roumanie pour la majorité. «Des universités roumaines ou espagnoles ont monté des filières en langue française. L’objectif est de relocaliser en France une activité qu’on a laissée partir à l’étranger», a indiqué Philippe Choquet, le directeur général d’UniLaSalle au journal Le Figaro.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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