Charrue : les deux côtés de la médaille

CharrueLe labour n’est pas une mode qui passe ou qui est révolue, cela fait très longtemps que l’on laboure les sols. Autrefois, seule la charrue redonnait vie à la zone supérieure du sol. Les plus vieux avaient compris que la vigueur des racines était directement proportionnelle à l’environnement immédiat. On a donc longtemps cru que la méthode du labour était la meilleure.

Avantages du labour

Parmi les avantages de la charrue figure l’enfouissement total ou partiel des résidus de culture. Bien qu’un sol à nu puisse s’éroder, une surface sans résidus permet un réchauffement optimal au printemps. Pour un réchauffement rapide, la conception d’un labour dressé est la meilleure solution.

Le labour dressé permet de renverser les bandes à 45 degrés, c’est-à-dire de manière à ce que leur largeur n’excède pas deux fois leur profondeur. Ainsi, on favorise la pénétration des rayons solaires, de l’eau et, par le fait même, on a beaucoup plus d’oxygène en surface, ce qui stimule la décomposition des matières organiques.

La monoculture entraîne systématiquement des problèmes agronomiques liés au développement de champignons et à la multiplication d’insectes. La survie de ces organismes durant l’hiver donne de nouvelles générations à contrôler le printemps venu. L’enfouissement permet non seulement de ralentir et même de stopper leur prolifération, mais aussi, de détruire une quantité non négligeable de mauvaises herbes.

La pratique du labour est donc une bonne alternative pour ceux qui cultivent du maïs intensément année après année. Cette technique a depuis longtemps démontré son succès dans les sols avec une texture argileuse et loameuse. Rarement déçus, les producteurs qui la pratiquent ont remarqué une constance dans les rendements année après année.

Il existe plusieurs solutions pour réparer artificiellement une structure déficiente. Des fabricants proposent des machines munies d’étançons, dont les mécanismes de protection sont suffisamment puissants pour soutenir une pointe à plus de 15 po dans le sol. Sous-soleuse ou chisel, ces outils n’accomplissent qu’une seule tâche : redonner au sol un second souffle.

À l’automne, lorsque le temps est suffisamment sec, la dislocation du terrain s’effectue sans heurt entre le passage des dents, alors que ce n’est pas le cas si l’humidité est trop élevée. Souvent, la charrue peut venir à la rescousse pour un travail de surface, mais elle doit être utilisée avec précaution pour éviter le pire.

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Labourer a toujours été une méthode fiable et éprouvée par nos prédécesseurs. Cette technique qui a fait ses preuves au fil du temps mérite d’être considérée comme une excellente alternative pour des conditions spécifiques. Par conséquent, si vous n’avez pas utilisé votre charrue depuis plusieurs années, il serait sage de la conserver. Tout comme un médicament, il est préférable de l’avoir en main lorsqu’on en a besoin.

Lisez l’article complet sur ce sujet dans l’édition de juillet du Bulletin des agriculteurs.

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