2010, l’année des records

Les productions de maïs et de soya ont atteint des sommets inégalés au Canada en 2010, notamment en raison des excellentes conditions qui ont prévalu sur l’est du pays.

Selon les estimations de Statistiques Canada, la production canadienne de maïs en 2010 a atteint un record de 11,7 millions de tonnes métriques. La récolte a été 23 % plus volumineuse qu’en 2009, même avec des superficies ensemencées très semblables.

L’offre domestique de maïs a augmenté de 18 %. La très grande production locale a fait diminuer les importations.

L’utilisation de maïs par les éleveurs et acheteurs industriels du Canada ne devrait augmenter que de 3 % en 2009-2010, toujours selon Statistiques Canada. Par contre, l’agence fédérale estime que la forte production entrainera une augmentation de 60 % des stocks de report.

Malgré une récolte abondante, les prix du maïs sont demeurés élevés. La demande mondiale est en hausse, les États-Unis utilisent de plus en plus de maïs pour produire de l’éthanol et le maïs a remplacé des céréales (blé et orge) devenues trop chères pour les rations animales.

Soya

La production canadienne de soya a aussi établi une marque record, à 4,3 millions de tonnes. La récolte 2010 a été 24 % supérieure à celle de 2009, principalement à cause de rendements plus élevés et de superficies plus grandes.

Selon les estimations, les exportations de soya devraient atteindre un sommet de 2,6 tonnes. La demande mondiale  pour le soya OGM et à identité préservée demeure très forte.

Les volumes triturés au Canada devraient augmenter de 16 %, en raison d’une offre domestique abondante, de bonnes marges de profits à la trituration et à une bonne demande pour l’huile de soya et le tourteau.

Les stocks de report devraient atteindre leur plus haut niveau depuis 2006, à 0,45 million de tonnes métriques.

Canola et blé

La production de canola a chuté de 4 % par rapport à 2009, à 11,9 millions de tonnes. Les rendements ont été 10 % inférieurs, ce qui a contrecarré l’effet de la hausse des superficies en culture.

Les exportations canadiennes de canola auront diminué en 2010, principalement à cause d’une importante augmentation (25%) de la trituration au pays.

Le grand perdant de la campagne 2010 aura été le blé. Si les conditions ont été généralement bonnes au Québec, elles ont été plutôt catastrophiques dans l’Ouest.  La production canadienne a été la plus petite depuis 1988-89, en raison de superficies ensemencées inférieures, d’une saison de croissance humide et d’une récolte tardive.

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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