2020, 2e année la plus chaude enregistrée

C’est confirmé, 2020 figure comme la deuxième année la plus chaude enregistrée jusqu’à maintenant par les organismes de surveillance météo, tout juste derrière 2016. La National Oceanic and Athmospheric Administration (NOAA) en a fait l’annonce le 14 janvier. Déjà en fin d’année, plusieurs spécialistes soupçonnaient ce résultat devant la quantité de records battus dans les 12 derniers mois. Au final, la température a été de 1,75 Fahrenheit ou 0,98 degrés Celsius de plus que la moyenne. La différence avec 2016 est plus que minime, soit 0,04 degrés F ou 0,02 degrés C plus fraîche que le record établi en 2016. Pour l’hémisphère Nord, il s’agit de la température la plus chaude jamais enregistrée à 2,30 degrés F ou 1,28 degrés C de plus que la moyenne du 20e siècle.

L’animation offerte par l’organisme américain retrace les écarts de température notés tout au long de 2020. On note que les mois de janvier, février, mars, juin, juillet, novembre et décembre ont été nettement au-dessus des normales au Québec.

A month by month animation of temperatures for January through December 2020 compared to the 1981–2010 average, with warm anomalies (the differences in the average temperature) in red and cool anomalies in blue. The final slide shows the 2020 average.

Les sept années les plus chaudes se sont toutes produites depuis 2014, tandis que les dix plus chaudes ont eu lieu depuis 2005. Il s’agit aussi de la 44e année consécutive avec des températures globales, sur le sol et les océans, au-dessus de la moyenne du 20e siècle, selon la NOAA.

Parmi les autres organismes se penchant sur les tendances climatiques, la NASA arrive à un résultat différent en mettant à égalité les années 2016 et 2020.

Les températures plus chaudes en 2020 ont eu des répercussions sur les glaces de l’Arctique. Elle étaient d’une superficie de 3,3 millions de milles carrés, soit la même superficie que 2016. La moyenne est de 4,44 millions de milles carrés. Les cinq dernières années correspondent avec les plus faibles superficies de glace enregistrées au pôle.

Parmi les autres faits notable de 2020, la NOAA retient la saison des ouragans qui a égalisé un record avec 103 tempêtes nommées dans le monde à 103, le même chiffre qu’en 2018. De ces tempêtes, 30% ont eu lieu en Amérique du Nord, soit le double de la moyenne habituelle. Également dans l’hémisphère Nord, le couvert de neige a atteint une plus petite superficie avec le 4e plus minime depuis enregistré durant les années 1967-2020.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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