2,7 millions de $ dans la recherche sur le carburant vert

Ottawa (Ontario), 5 avril 2002 – Le gouvernement du Canada finance de nouveaux travaux de recherche qui permettront de transformer une fibre végétale en un carburant non nuisible pour l’environnement.
L’investissement de 2,7 millions de dollars sera destiné aux
travaux axés sur les enzymes qui servent à décomposer la fibre,
ainsi que sur l’accélération du procédé (10 fois plus rapide).

Aujourd’hui, MM Herb Dhaliwal, ministre des Ressources naturelles

du Canada, Lyle Vanclief, ministre de l’Agriculture et de
l’Agroalimentaire du Canada et David Anderson, ministre de
l’Environnement, ont annoncé qu’ils attribuent des fonds à la
Société Iogen d’Ottawa, un chef de file de la création d’enzymes
et un innovateur dans le domaine du bioéthanol, afin d’améliorer
l’efficacité des enzymes au cours des trois prochaines années. La
société investira le même montant, ce qui porte le total des fonds
à 5,4 millions de dollars.

« La production et l’utilisation de bioéthanol et de carburant au
bioéthanol représentent pour le Canada des moyens efficaces de
réduire ses émissions de gaz à effet de serre, d’améliorer la
qualité de l’air et de créer sur place une nouvelle source
d’énergie, affirme M. Dhaliwal. En améliorant l’efficacité de la
production du bioéthanol, nous pourrons offrir aux consommateurs

canadiens un carburant renouvelable à un prix concurrentiel. »

Contrairement à l’éthanol classique, un alcool à teneur élevée en
octane obtenu par la fermentation des sucres dérivés de l’amidon
de céréales comme le maïs et le blé, le « bioéthanol » s’obtient par
la fermentation des sucres dérivés de la fibre végétale de
matières premières renouvelables telles que les déchets ligneux et
agricoles, et ce, grâce aux enzymes.

Comparativement à l’essence, l’éthanol qui provient d’une fibre
végétale libère 70 pour 100 moins d’émissions de dioxyde de
carbone – un gaz à effet de serre qui contribue au changement
climatique. Actuellement, l’essence à l’éthanol est distribuée aux
pompes à essence.

« Les progrès réalisés dans le domaine du bioéthanol ouvriront de

nouveaux marchés aux agriculteurs, déclare M. Vanclief.
L’investissement que nous faisons aujourd’hui permettra à
l’industrie canadienne de l’agriculture de devenir un chef de file
mondial de l’innovation, de la responsabilité à l’égard de
l’environnement et de la qualité et la salubrité des aliments. Je
suis certain que la croissance de l’industrie du bioéthanol
générera d’importantes occasions d’affaires et améliorera la
situation du Canada. »

« Les Canadiens ont acquis une réputation grâce à cette technologie
de pointe qui transforme les résidus agricoles et ligneux en
bioéthanol, déclare le ministre de l’Environnement, M. David
Anderson. Il s’agit d’un scénario gagnant : on réduit les gaz à
effet de serre, on améliore la qualité de l’air et on permet aux
agriculteurs de faire de l’argent. Des sociétés telles que Iogen
sont profitables pour l’environnement, l’économie et la société. »

La société Iogen, un développeur et fabricant commercial établi
d’enzymes industrielles, vend des produits enzymatiques aux
industries des pâtes et papiers, du textile et de l’alimentation
animale. La société a construit à Ottawa une installation de
démonstration du bioéthanol, d’une valeur de 35 millions de
dollars, la première au monde à intégrer la
recherche-développement sur la cellulose au procédé industriel
associé à la fabrication du bioéthanol. Les progrès technologiques
réalisés par la société Iogen au cours des 20 dernières années
dans le domaine des enzymes digérant la cellulose ont amélioré
l’efficience de la production du bioéthanol.

« Le soutien donné par le gouvernement du Canada est très important
pour assurer le succès commercial de notre société, affirme M.
Jeff Passmore, premier vice-président de la société Iogen. Ce
financement en partenariat contribuera à réduire les coûts
associés à la production du bioéthanol et permettra au Canada de
demeurer un chef de file de ce domaine. »

Les fonds fournis par le gouvernement du Canada proviennent du
cadre financier actuel, c’est-à-dire de Ressources naturelles
Canada, du Fonds canadien d’adaptation et de développement rural
(FCADR) d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, ainsi que du
volet Mesures d’action précoce en matière de technologie (TEAM) du
Fonds d’action pour le changement climatique (FACC). Ce fonds de
150 millions de dollars a été créé par le gouvernement du Canada
dans le budget fédéral de 1998-1999 et prolongé de trois ans dans
le budget fédéral de 2000.

Vous en apprendrez davantage sur les mesures que prend le
gouvernement du Canada dans le dossier des changements climatiques
en consultant Internet (http://www.changementsclimatiques.gc.ca).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Environnement Canada

http://www.ec.gc.ca/

Ressources naturelles Canada

http://www.rncan.gc.ca/

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