À tous les 10 ans, on gagne 4 jours

Le réchauffement du climat au Québec est une tendance confirmée, qui remonte bien plus loin qu’une quinzaine d’années.

Lors du récent Colloque en agroclimatologie, à Drummondville, le professeur Alain Mailhot, de l’INRS – Centre Eau Terre Environnement, a présenté un sommaire des résultats d’une analyse poussée de données climatologiques, certaines remontant à plus de 100 ans.

Alain Mailhot a analysé les tendances de 54 indices agroclimatiques, en utilisant les données de 74 stations climatiques au Québec.

D’une station à l’autre, les données varient énormément, de sorte que les changements climatiques sont ressentis de façon différente à travers la province.

La durée de la saison sans gel augmente d’environ quatre jours à chaque 10 ans. C’est à dire qu’à tous les deux ans et demi, on peut supposer qu’on gagne une journée sans gel de plus!

Entre les données des stations analysées par Alain Mailhot, la variation de la durée de la saison sans gel oscillait entre 4,1 jours de moins par décennie et 7.1 jours de plus par décennie, pour une médiane de 3,8 jours de plus par décennie. Cette tendance à la hausse est très nette pour les stations dont les données s’échelonnent sur plus de 40 ans.

L’augmentation des unités thermiques maïs (UTM) varie beaucoup selon les stations météorologiques, mais elle est toujours positive, variant entre 19 et 152 UTM de plus par décennie. La médiane se situe à 69 UTM de plus à tous les dix ans.

Le cumul des degrés-jours est aussi à la hausse, d’environ 35 degrés-jours par décennie.

Pour les précipitations d’avril à octobre, la médiane révèle une augmentation de 30 mm par décennie.

Ces variations viennent entre autres devancer le dernier jours de gel printanier et repousser le premier jour de gel automnal, deux précieuses informations pour les producteurs de grandes cultures.

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