Acquisition de l’abattoir Colbex-Levinoff : la Régie des marchés agricoles donne le feu vert

Montréal (Québec), 19 août 2005 – La Fédération des producteurs de bovins du Québec se réjouit de la décision que vient de rendre la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec dans le dossier de l’acquisition de l’abattoir Colbex-Levinoff. Par cette décision, la Régie accorde auxproducteurs de bovins les exemptions prévues à la Loi sur la mise en marchédes produits agricoles, alimentaires et de la pêche pour leur permettred’aller de l’avant dans leur projet d’acquisition d’un abattoir de bovins deréforme en partenariat avec l’industrie.

« Nous venons de franchir une étape importante dans le cheminement dudossier et nous sommes, plus que jamais, près du but à atteindre. Grâce àcette décision positive, les producteurs ont maintenant le feu vert de laRégie et peuvent finaliser la transaction d’acquisition de Colbex-Levinoff » adéclaré M. Michel Dessureault, président de la Fédération des producteurs debovins du Québec.

Pour la Fédération, en plus de légitimer l’ensemble de la démarcheentreprise par les producteurs pour reprendre en main leur mise en marché etpour aller chercher leur juste part des revenus du marché, la Régie reconnaîtle contexte particulier dans lequel évolue le commerce des bovins de réformeau Québec, particulièrement depuis le début de la crise de l’ESB.

Rappelons que le 2 décembre 2004, la Fédération des producteurs de bovinsdu Québec et Colbex-Levinoff concluaient une entente de principe qui permettraaux producteurs de devenir actionnaires majoritaires du plus important pland’abattage et de transformation de vaches de réforme dans l’est du Canada, àcompter du 1er janvier 2006. Le 24 mars 2005, les parties signaient leprotocole d’acquisition qui, en vertu de la Loi sur la mise en marché desproduits agricoles, alimentaires et de la pêche, a obtenu l’aval de la Régiedes marchés agricoles et alimentaires du Québec, le 17 août dernier.

Reste maintenant à finaliser le montage financier du projetd’acquisition. Outre la mise de fonds provenant des producteurs, la Fédérationcompte sur l’apport financier des gouvernements de Québec et d’Ottawa quidemeure indispensable à la réussite du projet. Soulignons que dans le but dese constituer un fonds de développement de la mise en marché, les producteursont adopté, en mai 2004, un prélevé de 20 $ pour chaque bovin de réforme misen vente. Grâce à ce fonds, les producteurs seront en mesure d’investircollectivement 6 millions de dollars dans leur projet d’abattoir.

Finalement, rappelons que même si depuis le 14 juillet 2005, lesfrontières sont réouvertes aux bovins vivants de moins de 30 mois ainsi qu’àla viande de boeuf de moins de 30 mois, l’embargo américain est toujours envigueur pour le secteur des bovins de réforme (bovins de plus de 30 mois),tant pour le bétail que pour la viande. Le Québec produit annuellement quelque125 000 bovins de réforme, pour une valeur à la ferme, en temps normal, de90 millions de dollars par année.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ)
http://www.bovin.qc.ca/

Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ)
http://www.rmaaq.gouv.qc.ca/

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