Le groupe Délimax-Montpak achète l’abattoir Viandes Forget

Diversification pour l'entreprise spécialisée en veaux et agneaux

Le plus grand producteur-transformateur de veaux et d’agneaux en Amérique du Nord, Délimax-Montpak, vient d’annoncer l’achat de l’Abattoir Forget de Terrebonne. Cette transaction s’inscrit dans la vision de développement de l’entreprise en lui permettant d’atteindre une capacité de transformation accrue et d’intégrer un nouveau marché, celui du bœuf local.

Fondée par la famille Forget il y a près de 50 ans, Viandes Forget est un important abattoir multi-espèces fédéral où travaillent quelque 70 employés. Cette acquisition permet ainsi au groupe Délimax-Montpak de maintenir sa position de leader pour l’agneau local dans l’est du Canada. De plus, l’abattoir étant également actif dans la transformation de bœuf, cela permettra au groupe de se lancer dans la transformation et la commercialisation de bœuf local.

Notons que l’Abattoir Forget a été très actif ces dernières années par son implication dans l’abattage et la découpe de viande de la filière Bœuf Québec en partenariat avec la Société des parcs d’engraissement.

En entrevue, le président de Montpak, Alex Fontaine, explique que cet achat faisait partie du plan stratégique de l’entreprise qui détient dorénavant cinq usines d’abattage et de transformation de viande, quatre au Québec et une aux États-Unis. « On voulait diversifier, explique Alex Fontaine. On voulait aller dans le bœuf. On avait été approché par plusieurs personnes parce qu’il y a un manque d’abattage et de transformation au Québec et nous, on a déjà des installations. Ça faisait donc un beau mariage. »

Alex Fontaine rappelle qu’il a grandi sur une ferme. Sa famille a débuté dans l’élevage de veau de lait il y a une trentaine d’années. Aujourd’hui, lui et ses frères, Donald et Fabien, dirigent l’entreprise qui compte 105 fermes corporatives et 270 fermes associées dans le veau de lait, le veau de grain et l’agneau.

Du côté de la famille Forget, André Forget se joint à l’équipe de direction. Les deux autres frères, Jean-François et Michel, collaboreront avec Délimax le temps de la transition.

Il est encore trop tôt pour donner plus de détails sur les intentions de développement de la filière bovine, mais c’est une intention. « On veut avoir une croissance de l’abattage du bœuf, mais on n’a pas encore arrêté de plan définitif », dit Alex Fontaine. Une chose est certaine, l’abatttoir restera multiespèce, ce qui permettra également d’offrir de la flexibilité dans l’abattage de veaux.

De son côté, le coordonnateur de Boeuf Québec, Jean-Sébastien Gascon, s’est dit très heureux de la nouvelle. «On va profiter de l’expertise de Montpak, dit-il. Avec l’affiche “Vive la bouffe du Québec” d’IGA sur le bord de l’autoroute, c’est deux grosses nouvelles pour nous cette semaine. En plus, c’est des Québécois qui investissent au Québec. On va être très heureux de travailler avec ces gens-là. »

Délimax-Montpak

Siège social : Saint-Hyacinthe
Fermes : 105 fermes corporatives et 270 fermes associées
Usines : Saint-Germain-de-Grantham (abattage), Laval (découpe), Terrebonne (ancien Écolait, abattage et découpe), États-Unis (transformation), et maintenant l’Abattoir Forget à Terrebonne (abattage et découpe)
Employés en transformation : 850 (incluant l’Abattoir Forget)
Expérience : plus de 60 ans en transformation et commercialisation et 30 ans en élevage

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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