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Année difficile pour les cultures au Québec

Gel, pluie et retards dans les semis et la croissance ont été les principaux facteurs à une récolte inférieure à la moyenne pour la province. Le printemps tardif et un été peu généreux en chaleur ont eu des répercussions un peu partout, particulièrement pour le soya alors que le blé s’en est le mieux tiré.

Avec un rendement moyen de 3,1 (soit de 95 à 105%) et une qualité un peu au-dessus de la moyenne (1,9), le blé affiche les meilleurs résultats au Québec dans les grandes cultures. Les conditions météo ont d’ailleurs été bonnes pour les céréales, avec des conditions de croissances dans les normes. Peu de problèmes ont affecté la culture mais le plus récurrent a été l’excès de pluie et la fusariose dans quatre régions. La meilleure qualité a été relevée en Mauricie alors que la moins bonne l’a été en Abitibi-Témiscamingue. Le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et Saint-Jean-sur-Richelieu ont affiché les moins bons rendements.

Pour le maïs-grain, les conditions de développement ont été particulièrement difficiles avec une moyenne d’une semaine de retard pour la province alors que le rendement a été également inférieur à 3,7, soit dans une proportion d’environ 80 à 94% de moins que la moyenne. La qualité s’en est ressentie puisqu’elle a été jugée à 2,5, se rapprochant de la fourchette la plus faible pour cette mesure. L’Abitibi, les Chaudières-Appalaches, l’Estrie et les secteurs de Granby et Saint-Hyacinthe en Montérégie ont été le plus affectées en termes de qualité. C’est d’ailleurs dans ces régions que les retards les plus importants ont été notés. Au niveau du rendement, les meilleurs résultats sont provenus du Bas-St-Laurent, des Laurentides, de Lanaudière, du Saguenay et des secteurs de Salaberry et de Saint-Jean en Montérégie. Les problèmes les plus fréquents ont été l’excès d’eau et le gel, ce dernier ayant causé des dommages dans 10 des 18 régions de la province.

Le portrait est sensiblement le même pour le soya. Pour le Québec, la moyenne du rendement s’est située à 4 sur une échelle de 6 et la qualité à 2,5, la cote de 3 étant la note la plus faible. Le portrait est toutefois moins disparate que pour le maïs-grain. Les résultats sont à peu de choses près les mêmes pour les différentes régions, à l’exception de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Estrie et de Saint-Hyacinthe où la qualité est estimée à la note la plus basse, soit 3. Neuf régions ont affiché une qualité moyenne mais seulement quatre un rendement moyen. Granby a même reçu la note de 6 à ce chapitre. Pas moins de onze causes de dommages ont été répertoriées, dont la sclérotiniose. L’Abitibi et le secteur de Saint-Jean ont également connu une année difficile. Le gel a aussi fait des dégâts dans neuf régions, tout comme l’excès d’eau.

L’avoine et l’orge ont affiché des rendements et des qualités moyens dans l’ensemble des régions.

Source :Institut de la statistique du Québec

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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