Assurance récolte : une approche novatrice basée sur les dérivés climatiques

Alma (Québec), 19 octobre 2005 – La Financière agricole a annoncé l’instauration d’une nouvelle approche en assurance récolte basée sur les dérivés climatiques. Une approche novatrice, puisqu’elle permet d’évaluer les pertes des récoltes en se référant principalement à des données climatiques.

Cette démarche est supportée par l’utilisation d’un réseau de 302 stations météorologiques, dont 91 nouvelles stations qui seront implantées à compter de cet automne. La première vient d’être installée dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, à Alma. La mise en ouvre de ce projet, réalisé à la grandeur du Québec, résulte d’une initiative de La Financière agricole, en collaboration avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Pour la protection actuelle du foin, on utilise des données de fermes témoins réparties sur 125 zones pour le calcul des pertes. Afin de mieux représenter la réalité vécue par sa clientèle, La Financière agricole adopte une nouvelle approche qui utilise les conditions climatiques comme référence. Cette façon de faire se traduira par la mise en place d’un réseau de 302 stations météorologiques, réparties à la grandeur du Québec.

Pour le président-directeur général de La Financière agricole, M. Jacques Brind’Amour, « cette initiative rejoint une préoccupation des producteurs et productrices qui désirent une approche mieux adaptée à leur réalité climatique ». Il a également mentionné que « cette nouvelle protection en assurance récolte, basée sur les dérivés climatiques, entrera en vigueur dès l’année d’assurance 2007. La protection du foin sera la première visée par cette innovation. La Financière agricole envisage de l’offrir par la suite à d’autres productions ».

« Le projet sur les dérivés climatiques est novateur et constitue un apport important pour les producteurs et productrices. Cette nouvelle approche permettra de développer un outil qui évaluera, avec plus de précision, les pertes de foin subies par les producteurs, tant en quantité qu’en qualité, dues aux aléas climatiques », a tenu à préciser M. Laurent Pellerin, président de l’Union des producteurs agricoles.

Pour le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, M. Laurent Lessard, « il s’agit d’un projet majeur dans la mesure où il touche l’ensemble des régions du Québec, et près de 8 000 exploitations agricoles réparties sur l’ensemble du territoire québécois ». Il a ajouté que « ce projet permettra à La Financière agricole du Québec de se positionner comme un chef de file en matière de gestion des risques climatiques ».

Avec un encours de prêts garantis qui atteint 4,3 milliards de dollars et des valeurs assurées qui s’élèvent à près de 4 milliards, La Financière agricole joue un rôle de premier plan dans le développement du secteur agricole et agroalimentaire québécois. Pour assurer la stabilité économique et financière des entreprises, elle met à leur disposition des produits et des services de qualité en matière de protection du revenu et d’assurance agricole, de capital de risque, ainsi que de financement agricole et forestier. Pour ce faire, elle compte sur une équipe multidisciplinaire qui ouvre dans un réseau de 23 centres et 14 comptoirs de services répartis sur l’ensemble du territoire québécois

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

La Financière agricole du Québec
http://www.financiereagricole.qc.ca

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Ministère Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec
http://www.menv.gouv.qc.ca

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