Bactérie fluorescente pour détecter l’azote du sol

L’équipe de recherche de Manish Raizada, un chercheur de l’Université de Guelph, a réussi à introduire les gènes responsables du caractère fluorescent des méduses et lucioles dans une bactérie répondant à la présence d’azote dans son environnement. Ces bactéries sont, par la suite, ajoutées aux échantillons de sol en laboratoire. La quantité de lumière produite par ces dernières est mesurée et traduite en quantité d’azote présente dans le sol.

L’avantage principal de cette technique est le faible coût. Le chercheur évalue à 1 $ le coût de chaque échantillon. Il y voit une très grande application pour les producteurs d’ici, mais également dans les pays en développement qui n’ont pas accès à des laboratoires sophistiqués et à des analyses abordables. Dans ces pays, un laboratoire central pourrait être installé pour recevoir les échantillons des producteurs. Les procédures sont très simples et ne nécessitent pas de techniciens spécialisés. De plus, la majorité du matériel d’analyse est réutilisable. Ces tests permettraient d’identifier les sols contenant le plus d’azote et ainsi favoriser la productivité des cultures dans ces régions. Ils peuvent également comparer le rôle des différentes pratiques culturales dans leur capacité à libérer l’azote.

Le chercheur ajoute que ces bactéries peuvent même être plus précises que les tests conventionnels puisqu’ils mesurent seulement l’azote « bio disponible » (disponible pour les organismes vivants) et pas celui fixé aux particules de sol. Des tests plus près de la réalité favorisent une fertilisation plus efficace et diminuent les risques de pollution des nappes phréatiques.

D’autres souches de bactéries pourraient être développées pour détecter d’autres éléments comme le phosphore, le potassium le fer et d’autres éléments mineurs.

Source : Research Magazine 2011-2012, OMAFRA et Université de Guelph

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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