Bilan de l’activité bioalimentaire au Québec en 2006

Québec (Québec), 22 juin 2007 – Encore cette année, c’est le Québec qui enregistre la plus forte augmentation sur le plan de l’emploi dans l’industrie bioalimentaire par rapport aux résultats de l’ensemble des autres provinces canadiennes. Avec une hausse de 1 %, le Québec se distingue encore une fois del’Ontario et du reste du Canada qui ont enregistré des croissances respectivesde 0,9 % et 0,4 %.

Le commerce interprovincial et international revêt une grande importanceau sein de l’industrie bioalimentaire québécoise. En 2006, la valeur desexportations bioalimentaires en provenance du Québec s’élevait à 5,2 milliardsde dollars sur le marché des autres provinces canadiennes et à 3,8 milliardsde dollars sur les marchés internationaux. Le Québec s’est nettement illustréà l’égard de ce qu’on appelle couramment les marchés émergents, soit les paysdont l’économie connaît une croissance rapide et prend une importanceinternationale. Ainsi, la croissance des exportations bioalimentairesquébécoises vers ces quatre marchés émergents que sont le Brésil, la Russie,l’Inde et la Chine a été de 52 %, pour atteindre une valeur de 156 millions dedollars.

Ce sont quelques-unes des données que l’on peut relever à la lecture deL’activité bioalimentaire au Québec. Bilan 2006, document publié par leministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec(MAPAQ). Cette publication contient de nombreux autres renseignementsd’intérêt; en voici un échantillon.

Augmentation des emplois
Le nombre total d’emplois dans l’industrie bioalimentaire québécoise aaugmenté de quelque 4 650, pour approcher du chiffre de 458 000. La bonnecroissance des emplois dans les secteurs de la restauration et des magasinsd’alimentation (+6 096) a compensé largement les pertes d’emplois subies chezles grossistes et dans le secteur de la transformation des aliments, desboissons et du tabac (-3 296).

Hausse de la demande alimentaire
La demande alimentaire intérieure a connu une croissance de 3 % parrapport à l’année 2005. En comparaison, la demande alimentaire intérieure aprogressé de 1 % en Ontario et de 5 % dans les autres provinces canadiennes.

Toutefois, en dollars constants, c’est-à-dire en considérant l’évolutiondes prix, la demande alimentaire au Québec est demeurée relativement stablepar rapport à l’année précédente.

Une grande ouverture des marchés
L’industrie bioalimentaire québécoise s’inscrit dans un contexteéconomique ouvert aux échanges interprovinciaux et internationaux. Aussi, lecomplexe production-transformation expédie 56 % de ses ventes à l’extérieur duQuébec, dont 32 % vers les autres provinces canadiennes. Quant au secteur ducommerce de détail et de la restauration, il importe 48 % de biensalimentaires de l’extérieur du Québec.

Maintien du niveau des livraisons pour le secteur de la transformation
La valeur des livraisons québécoises de l’industrie des aliments, desboissons et du tabac était estimée à 17,7 milliards de dollars en 2006, soit àpeu près la même valeur qu’en 2005. Des hausses ont été enregistrées danscertains secteurs comme la fabrication des produits laitiers (+5,9 %), lesucre et la confiserie (+10,3 %) ainsi que la boulangerie et la fabrication detortillas (+3,5 %). Par contre, l’industrie de la fabrication de la viande,qui accapare 21 % de la valeur des livraisons, ainsi que les industries desboissons non alcoolisées, du thé et du café ont connu respectivement desbaisses de 2,9 %, de 16,4 % et de 17,8 % en 2006. La baisse dans le secteurdes viandes est essentiellement attribuable au contexte difficile dans lequelse trouve actuellement l’industrie porcine.

Légère hausse des recettes monétaires de la production
Les recettes monétaires totales ont accusé une légère hausse de 0,8 %pour s’établir à 6,2 milliards de dollars. Des hausses ont été observées dansdifférents secteurs : le mais (+11,8 %), les légumes (+9,7 %), les bovins(+14,5 %) et les veaux (+10,2 %). Depuis quelques années, le secteur porcin,le deuxième en importance après le secteur laitier, éprouve des difficultés.L’année 2006 a frappé durement la production porcine qui a enregistré unebaisse importante de ses recettes monétaires (-19,9 %).

En outre, si le revenu net agricole au Québec a diminué de 29,1 % en 2006par rapport à 2005 pour s’établir à 456,5 millions de dollars, celui del’Ontario a diminué de 128 %.

Une productivité soutenue
La croissance de la productivité constitue l’un des facteurs clésfavorisant le développement et la compétitivité d’une industrie. Depuis 1997,le complexe production-transformation agroalimentaire québécois entretient unecroissance annuelle sur la plan de la productivité du travail de l’ordre de2,4 %, obtenant ainsi un meilleur rendement que l’Ontario (2,2 %). Par contre,depuis l’année 2003, la productivité au Québec est demeurée relativementstable, ce qui n’est pas le cas pour l’Ontario où l’on a observé unecroissance de plus de 12 % au cours des deux dernières années.

On peut consulter L’activité bioalimentaire au Québec. Bilan 2006 dans lasection «Publications» du site Internet du MAPAQ.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Commentaires