Changer l’environnement alimentaire mondial pour contrer l’obésité infantile

Montréal (Québec), 17 octobre 2007 – Les experts internationaux des domaines de la santé, de l’agriculture, de l’alimentation, de l’éducation, des finances, de la gestion, de la protection de l’environnement, de la politique et de l’économie se réuniront lors du Groupe de réflexion de l’Université McGill sur les défis de la santé qui se tiendra les 7, 8 et 9 novembre 2007pour se pencher sur l’un des plus grandes menaces à la santé et au bien-êtrede nos enfants : la pandémie de l’obésité infantile à l’échelle mondiale.

Fermement convaincue que seule une mobilisation de tous les secteurs etdomaines d’expertise nous permettra de confronter de façon efficace lesquestions de santé internationales, la professeure Laurette Dubé, titulaire dela Chaire James McGill en marketing et psychologie du consommateur et deshabitudes de vie, convoque annuellement depuis 2003 des spécialistes du mondeentier à participer à la conférence du Groupe de réflexion sur les défis de lasanté. A cette fin, la conférence 2007 réunira le gratin des scientifiques,intervenants et décideurs internationaux, dont des représentants del’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, del’Organisation mondiale de la Santé, du Culinary Institute of America, del’American Beverage Association, de l’Alliance pour une génération enmeilleure santé de la fondation Clinton et de l’American Heart Association, etde la fondation Robert Wood Johnson, ainsi que des représentants d’Unilever,de PepsiCo, de Kellogg, de Sodexho, de Discovery Kids, de SAM SustainableAsset Management et de nombreux autres intervenants du secteur privé et de lasociété civile.

Alors que les particuliers, les organisations, les institutions et lesgouvernements agissent finalement en matière d’environnement, le Groupe deréflexion 2007 réclame avec la même urgence la mise en oeuvre d’actions« santé ». « Si nous voulons avoir la chance d’arrêter la progression del’obésité infantile, dit Dr. Dubé, il faut rien de moins que la remise enquestion des bases de fonctionnement de notre société afin de mettre la santéau coeur des préoccupations de tous. » Selon elle, pour ce faire, la santé doitêtre examinée dans le contexte économique et culturel qui a une influencecritique sur cet agenda.

Les participants au Groupe de réflexion se pencheront sur les principauxpoints stratégiques des chaînes alimentaires locales et mondiales, afind’influencer les grands moteurs de l’offre et de la demande à adopter despratiques « santé ». L’un des modules du programme est consacré à laresponsabilisation des écoles et des communautés dans la lutte contrel’obésité.

La conférence du Groupe de réflexion de l’Université McGill est ouverteaux médias et sera diffusée sur l’Internet en direct. Elle sera suivie de deuxévénements connexes : un atelier de recherche d’une journée visant àpromouvoir une nouvelle approche multisectorielle à la prévention del’obésité, une approche qui est ancrée dans les analyses géospatiales et lesthéories des systèmes et des méthodes complexes (10 novembre); et un forum dedeux jours de l’OMS sur le commerce et la nourriture et les régimesalimentaires sains visant à guider les politiques nationales etinternationales en matière de commerce, de nutrition, de santé etd’alimentation (12 et 13 novembre). Les conférenciers participant à ces deuxévénements accorderont des entrevues et les présentations seront accessiblesen ligne dès la clôture des évènements.

La conférence est organisée par l’université McGill en partenariat avecl’Alliance mondiale pour la prévention de l’obésité et des maladieschroniques, la Fondation André et Lucie Chagnon, le ministère de la Santé etdes Services sociaux du Québec, l’Agence de santé publique du Canada, lesInstituts de recherche en santé du Canada, Santé Canada, lesNational Institutes of Health (Etats-Unis), les Centres pour le contrôle et laprévention des maladies (Etats-Unis), l’American Heart Association, leministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec,ainsi que l’Institut canadien des politiques agro-alimentaires.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Université McGill
http://www.mcgill.ca/

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