Conclusion de l’Entente spécifique sur le développement du secteur agroalimentaire en Estrie

Saint-Camille (Québec), 27 mars 2006 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable de la région du Centre-du-Québec et député de Richmond, M. Yvon Vallières, a annoncé la conclusion d’une Entente spécifique sur le développement du secteur agroalimentaire en Estrie. Au total, 1 095 000 $ seront accordés, au moyen de cette entente d’une durée de trois ans, à divers secteurs d’activité, dont la transformation alimentaire, la mise en marché de même que l’innovation et le transfert technologique.

La contribution du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation est de 420 000 $. « Cette entente spécifique traduit bien l’importance de l’agroalimentaire au Québec et la reconnaissance que le milieu lui accorde. Elle exerce un effet de levier remarquable, contribuant au développement de la région de l’Estrie autant sur les plans économique et environnemental que social », a souligné le ministre Yvon Vallières.

Outre M. Vallières, les signataires de l’entente sont Mme Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales et des Régions et députée de Bonaventure, Mme Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Relations internationales, ministre responsable de la Francophonie et députée de Saint-François, la Conférence régionale des élus de l’Estrie (CRÉ), les six municipalités régionales de comté (MRC), soit Coaticook, Le Haut-Saint-François, Le Val-Saint-François, Le Granit, Asbestos et Memphrémagog, ainsi que la Fédération de l’UPA de l’Estrie (UPA-Estrie), le Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE) et les Centres locaux de développement (CLD) de la région.

À cette somme s’ajoutent la participation financière des MRC, à hauteur de 360 000 $, celle de la CRÉ, de 300 000 $, ainsi que celle de l’UPA-Estrie, qui contribue pour 15 000 $.

Les retombées de l’entente
L’entente contribuera au développement et à la diversification des entreprises agroalimentaires de l’Estrie. « Cette entente spécifique a un impact direct sur la vie économique des six MRC concernées puisqu’elle permet d’y créer de l’emploi, mais aussi de faire du secteur agroalimentaire un moyen de contribuer à l’occupation dynamique des territoires ruraux en Estrie », a mentionné le directeur général de la CRÉ de l’Estrie, M. Claude Boulanger.

Le défi des entreprises agricoles est de se tailler une place sur les marchés. « Cette entente spécifique consolide les liens d’affaires. Que ce soit par notre implication dans la gestion de l’eau ou dans la mise en marché, l’UPA est fière de s’associer à un réseau de partenaires qui a à cour le développement de l’agroalimentaire », a ajouté M. Marcoux, premier vice-président de l’UPA-Estrie.

Par le passé, une entente de même nature a fait ses preuves. L’entente 2001-2004 a en effet favorisé la création et le maintien de 500 emplois ainsi que l’investissement de 18 millions de dollars dans le secteur. « Cette entente a contribué à l’émergence de nouveaux produits agroalimentaires en région tout en ayant des répercussions de 2,6 millions de dollars sur la croissance des ventes des produits régionaux de l’Estrie. Elle a permis, entre autres, la réalisation de la campagne promotionnelle Goûtez l’Estrie comme c’est fin!, la mise en place d’une Interface en technologie alimentaire en Estrie, la création d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) en acériculture et d’un outil de promotion Web, le Portail GourmetQuebec.com », a déclaré Mme Claudine Godin, présidente du CIBLE.

Mentionnons que le secteur agroalimentaire occupe une place appréciable dans l’économie de l’Estrie. Ainsi, selon les chiffres de 2003, l’industrie agroalimentaire y procurait du travail à 19 300 personnes, ce qui représentait 14 % de tous les emplois de la région (soit un emploi sur sept). Le produit intérieur brut (PIB) qu’elle générait était estimé à 490 millions de dollars, soit 6 % du PIB de l’ensemble de l’économie régionale. Les 2 756 entreprises agricoles de l’Estrie occupent environ 31 % du territoire.

« Je tiens également à saluer le remarquable travail de concertation et de collaboration des principaux acteurs économiques du milieu qui ont su se concerter pour conclure cette entente. Sans leur collaboration respective, un tel projet n’aurait pu voir le jour », a conclu le ministre Yvon Vallières.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil de l’industrie bioalimentaire de l’Estrie (CIBLE)
http://www.cible-estrie.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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