Déclaration de Lyle Vanclief sur le budget fédéral

Ottawa (Ontario), 10 décembre 2001 – Le texte suivant est une déclaration du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, à la suite du dépôt aujourd’hui du budget fédéral.

Le budget déposé aujourd’hui confirme l’engagement formel du gouvernement fédéral à fournir à l’industrie agricole sa part du financement prévisible à long terme. Ce financement lui permettra d’aller au-delà de la gestion de crise et d’ériger les structures nécessaires à son succès au cours du XXIe siècle.

Mon collègue, le ministre des finances, M. Paul Martin, a déclaré dans son discours du budget : « Il en est peu au sein de notre économie qui se soient engagés sur la voie de l’innovation avec plus de dynamisme que les membres de la collectivité agricole. Toutefois, les dernières années ont été pénibles pour bien des familles d’agriculteurs, notamment ceux qui se spécialisent dans la culture des céréales et des oléagineux. Pour cette raison, le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, de concert avec ses homologues provinciaux et territoriaux ainsi qu’avec des groupes d’agriculteurs, élabore une nouvelle politique agricole intégrée et financièrement viable. En outre, le premier ministre a mis sur pied le Groupe de travail du caucus sur les voies de l’avenir dans l’agriculture. Le gouvernement réitère aujourd’hui son engagement envers ce processus de renouveau et confirme qu’il fournira sa juste part du financement prévisible à long terme qui est requis pour appuyer l’instauration d’une nouvelle approche en matière d’agriculture. »

Cette nouvelle approche représente une politique agricole à long-terme et porte sur les cinq éléments suivants : la gestion des risques, la salubrité des aliments, l’environnement, l’innovation et le renouvellement du secteur.

Mes collègues et moi avons lancé cette nouvelle orientation politique en juin dernier à Whitehorse alors que les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’agriculture ont reconnu les besoins changeants des producteurs et des consommateurs. Nous avons alors conclu à l’unanimité d’un accord de principe sur un plan d’action qui fera du Canada un chef de file mondial en matière de salubrité des aliments, de production agricole soucieuse de l’environnement et d’innovation. Le budget d’aujourd’hui garantit que le gouvernement fédéral fournira sa part d’aide financière pour aider à concrétiser la vision de l’accord de Whitehorse.

L’engagement pris dans le budget nous aidera à bâtir ensemble, avec les provinces et les intervenants, une politique agricole nationale basée sur des objectifs communs. Cette politique aidera l’industrie à gérer les risques, à répondre aux consommateurs de plus en plus préoccupés par la salubrité des aliments et les répercussions de la production sur l’environnement, à diversifier et à développer de nouveaux produits issus de la science et à renouveler le secteur grâce à de nouveaux outils et de nouvelles connaissances.

Entre temps, j’ai encore beaucoup à faire avec l’aide de mes collègues provinciaux pour peaufiner cette vision et mettre au point les programmes et les outils qui serviront à la concrétiser. Nous devons nous rencontrer encore une fois au cours de l’année qui vient et je m’attends à ce que nous progressions alors de façon significative.

Cette politique profitera aux producteurs ainsi qu’à l’ensemble des Canadiens. À mesure que nous progresserons, les réactions des consommateurs, des producteurs et de l’ensemble de l’industrie prendront une importance croissante.

Dans ce budget, on s’engage également à préserver la santé des sols, de l’air et de l’eau au Canada par la plantation de cultures de couvertures et par le développement du secteur de l’agroforesterie. Je collaborerai avec mon collègue, le ministre des Ressources naturelles, M. Ralph Goodale, à ces initiatives importantes pour l’environnement.

Le bien-être du Canada rural représente également un secteur spécifiquement reconnu dans le budget. Le budget souligne la réalité des Canadiens ruraux et les défis qui leur sont propres, démontrant l’engagement du gouvernement fédéral à continuer de travailler, sous la gouverne du secrétaire d’État au développement rural, M. Andy Mitchell, à l’élaboration de solutions locales à des problèmes locaux.

Aide-mémoire

Le budget fédéral déposé en décembre 2001 souligne l’engagement du Canada à l’égard de la mise en place d’une nouvelle architecture pour une politique agricole. Celle-ci suit les lignes directrices du plan d’action conclu en principe par tous les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l’agriculture à Whitehorse en juin dernier.

L’entente de Whitehorse a exposé une vision nationale pour une l’établissement d’une architecture stratégique et a motivé tous les gouvernements à travailler à l’atteinte d’objectifs communs à court et à long terme, en aidant le secteur de l’agroalimentaire à relever les défis du monde moderne.

À Whitehorse, les ministres de l’agriculture ont admis que, bien que les produits agroalimentaires canadiens figurent parmi les meilleurs au monde pour la qualité, il importe que le Canada continue de dominer la concurrence en prenant des mesures pour répondre aux exigences croissantes des consommateurs. Dans l’économie mondiale, les problèmes de pollution et de contamination des aliments (comme la maladie de la « vache folle ») menacent autant le revenu agricole que les risques qui ont toujours existé en agriculture (comme la grêle et la sécheresse).

L’entente de Whitehorse met en place cinq éléments clés d’une stratégie intégrée pour renforcer et revitaliser le secteur agroalimentaire canadien. Ces cinq éléments sont : la gestion des risques, la salubrité et la qualité des aliments, la bonne intendance de l’environnement, les sciences et le renouvellement du secteur.

Gestion des risques – L’agriculture a toujours comporté des risques, et la gestion efficace de ceux-ci est essentielle pour que l’industrie soit dynamique et prospère. Les gouvernements sont à réexaminer l’ensemble des programmes actuels de gestion des risques financiers afin de s’assurer que ceux-ci soient aussi efficaces que possibles et qu’ils touchent une grande variété de risques.

Salubrité et qualité des aliments – Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux travaillent à l’établissement de systèmes reconnus assurant la salubrité à la ferme et dans toute la filière alimentaire. Ils travaillent également, de concert avec l’industrie, à mettre en oeuvre des systèmes de suivi et de traçabilité qui préserveront l’identité des produits et qui permettront de répondre plus rapidement et plus efficacement aux problèmes de salubrité des aliments dès qu’ils surviendront.

Bonne intendance de l’environnement – Les gouvernements veulent aider le secteur agricole à adopter des pratiques écologiques plus rapidement et plus uniformément partout au pays. De nombreux agriculteurs appliquent déjà de nouvelles façons de faire pour réduire l’incidence de leurs activités sur l’environnement. Mais, à mesure que l’on prend connaissance de plus d’informations scientifiques sur les rapports qui existent entre la production agricole et le milieu environnant, il est clair qu’il faudra faire davantage dans ce domaine.

Sciences – De solides connaissances scientifiques constituent la base de l’innovation, de la diversification, de la création de produits, de la salubrité et de la qualité des aliments ainsi que d’une plus grande mobilisation pour protéger l’environnement. Dans le nouveau cadre stratégique agricole, l’utilisation des sciences ira au-delà de l’objectif classique d’augmenter les rendements. En effet, la recherche sera axée sur l’amélioration de la salubrité des aliments et de la gestion de l’environnement et sur la création de débouchés économiques pour le secteur par la mise au point de produits alimentaires et non alimentaires issus des sciences biologiques.

Renouveau – Dans le contexte actuel de la mondialisation des marchés, exploiter une ferme est une entreprise complexe et onéreuse. L’agriculture devient une activité basée de plus en plus sur le savoir. Devant cette réalité, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux collaborent à mettre au point des instruments pour aider les agriculteurs à améliorer leurs connaissances et leurs compétences afin d’être mieux équipés pour prendre de bonnes décisions au sujet de leurs activités et pour assurer la planification de la relève.

À Whitehorse, les ministres fédéral et provinciaux ont souscrit à l’idée qu’en prenant des mesures pour renforcer ces cinq éléments de façon intégrée on aiderait l’industrie agricole du Canada à aller au-delà de la simple gestion des crises pour créer un secteur fort et viable, doté d’un brillant avenir. Cette approche a de nouveau été appuyée en octobre lorsque les ministres de l’agriculture se sont réunis à Toronto et a confirmé de nouveau la vision de Whitehorse, selon laquelle l’avenir de l’industrie reposait sur un travail conjoint pour présenter sur le marché les produits agroalimentaires canadiens reconnus comme étant les meilleurs au monde en matière de salubrité, de qualité, de respect de l’environnement et d’innovation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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