De 2000 à 2003 : de bonnes performances pour le secteur agricole québécois

Québec (Québec), 26 janvier 2005 – De 2000 à 2003, le secteur agricole québécois a affiché de bonnes performances avec une croissance annuelle moyenne de 3,3 % des recettes monétaires qui sont passées de 5,4 milliards de dollars à 6,0 milliards de dollars. Même si le secteur végétal représente moins du tiers des recettes totales, certaines de ses productions ont connu d’importantes hausses annuelles moyennes, notamment la production d’haricots secs (+40,0 %), de blé (+32,5 %), d’avoine (+31,0 %), de gazon (+29,6 %), de légumes de serre (+22,6 %), d’orge (+16,7 %), de floriculture (+12,8 %), de pépinières (+12,6 %), du soya (+9,0 %) et du maïs-grain (+6,5 %).

Quant aux productions animales, leurs recettes ont affiché une faible progression, puisqu’elles ont connu une croissance annuelle moyenne de 0,4 % entre 2000 et 2003. Cette baisse de performance est attribuable au recul des prix, puisque l’indice des prix des produits agricoles a connu un ralentissement au cours de la période 2000-2002 ainsi qu’une baisse de près de 9,0 % en 2003. Dans le secteur bovin, les quantités produites ont diminué au cours de cette période alors que l’indice des prix des bovins et des veaux a connu une baisse de près de 40,0 % entre juillet 2002 et juillet 2003. Ces piètres résultats sont imputables à la fermeture de la frontière américaine aux exportations canadiennes de bovins et de ses produits à la suite de la découverte de la maladie de la vache folle en Alberta, en mai 2003. Par contre, d’autres secteurs des productions animales se sont distingués avec d’importants accroissements de leurs recettes monétaires. Les meilleurs résultats ont été observés dans le secteur ovin avec un taux de croissance annuelle moyen de +15,8 %, le secteur des oeufs de consommation (+5,3 %) et le secteur laitier (+3,0 %).

Par ailleurs, entre 2000 et 2003, la croissance des dépenses a été importante, puisque celles-ci sont passées de 4,2 milliards de dollars à 4,7 milliards de dollars, ce qui représente un taux de croissance annuelle moyen de 4,8 %. Les accroissements annuels de dépenses les plus significatifs sont observés surtout en ce qui concerne l’achat de bétail et de volailles (+12,0 %), le travail à forfait (+9,0 %), les semences commerciales (+8,5 %), les aliments commerciaux (+8,4 %), les frais d’assurances (+6,2 %), les frais d’insémination artificielle et de vétérinaire (+5,2 %) et les frais divers (+4,4 %).

Si la croissance des recettes monétaires a ralenti dans certaines productions et que les dépenses ont augmenté, les agriculteurs ont vu cette baisse du revenu compensée par une majoration substantielle de l’enveloppe des programmes gouvernementaux, qui est passée de 541,5 millions de dollars en 2000 à 875,2 millions de dollars en 2003, une progression de 62,0 %.

Enfin, en plus des recettes monétaires, l’enrichissement des producteurs agricoles se traduit par l’accroissement de la valeur des actifs comme les terres, les quotas de production, les bâtiments, la machinerie ou les stocks de bétail et de cultures. De 2000 à 2003, l’actif total des exploitations agricoles est passé de 27,4 milliards de dollars à 30,8 milliards de dollars, ce qui équivaut à un taux de croissance annuelle moyen de 4,0 %.

Données sur Internet
Des données sont consultables sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de la statistique du Québec
http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/agricult/index.htm

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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