Des inspecteurs canadiens sont partis au Brésil étudier le dossier du boeuf

Ottawa (Ontario), 13 février 2001 – Des inspecteurs du gouvernement fédéral sont partis pour le Brésil, mardi, afin de déterminer si les exportations de boeuf de ce pays pourraient comporter un risque de contamination par la maladie de la vache folle.

Mais selon un expert, le plus grand risque pour l’approvisionnement des Canadiens en nourriture provient d’importations passées d’aliments pour animaux en provenance de pays européens comme le Royaume-Uni, où la maladie de la vache folle s’est transmise aux humains.

C’est là, hors de tout doute, que réside le plus grand risque, a déclaré David Westaway, du centre pour la recherche sur les maladies neurodégénératives de l’Université de Toronto. « Les risques que du bétail (au Brésil) soit atteint de la maladie sont très faibles », dit-il.

Selon le ministre de l’Agriculture, Lyle Vanclief, le Canada s’interroge sur la capacité du Brésil de retracer quelque 4000 bêtes importées d’Allemagne il y a quelques années. Le gouvernement canadien veut savoir où ces animaux ont abouti, et s’ils se sont retrouvés dans la chaîne alimentaire ou pas.

Le Vétérinaire en chef du Canada, Brian Evans, qui dirige la délégation au Brésil, a dit vouloir obtenir l’assurance que le Brésil peut retracer chaque étape de la chaîne de l’approvisionnement – des aliments pour animaux aux produits finaux.

M. Evans a souligné que les autorités brésiliennes se sont montrées très coopératives et qu’une décision sur l’interdiction d’importer du boeuf brésilien au Canada pourrait être rendue peut-être dès la semaine prochaine.

M. Evans conteste les données de Statistique Canada indiquant que le Canada a importé des aliments pour animaux de pays membres de l’Union européenne où des bestiaux ont contracté la maladie de la vache folle.

Mais David Dodds, le responsable de la division internationale de Statistique Canada, a rétorqué que l’agence fédérale maintient ses données.

Selon lui, l’agence a retracé des dossiers révélant que le Canada a importé plus de 21 kilos de « déchets de viande et de carcasses d’animaux (…) pour la production d’aliments pour animaux », du Royaume-Uni en 1990. Des aliments pour animaux ont aussi été importés par la suite d’Allemagne et du Danemark.

La pratique de recourir à de la viande, des déchets et de la farine d’os provenant de vaches mortes pour produire des aliments pour animaux a été identifié comme le facteur vraisemblablement responsable de la dissémination de la maladie de la vache folle en Europe.

Des députés de l’Opposition ont renouvelé les allégations selon lesquelles l’interdiction d’importer du boeuf du Brésil au Canada relève davantage du litige commercial que de préoccupations quant à la santé.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/francais/search/index_f.htm

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