Des pistes de solution à la crise agricole

Genève (Suisse), 21 avril 2005 – Alors que les négociations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en agriculture s’intensifient, deux études viennent appuyer l’idée que les subventions causent des distorsions dans le commerce mondial et que la gestion de la production pourrait constituer une solution à la crise agricole qui sévit actuellement à l’échelle de la planète. Ces études seront présentées aujourd’hui, à Genève, lors de la session sur l’agriculture organisée par la Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) dans le cadre du Symposium public de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

« Voilà déjà dix ans que nous avons amorcé ce processus qui vise à créer l’égalité des chances pour le commerce agricole mondial et aujourd’hui, nous sommes encore plus loin de notre but qu’au départ, » de préciser Bob Friesen, président de la FCA. « Ces études démontrent clairement toute l’importance de réduire les subventions à l’agriculture et de préserver les systèmes qui protègent les produits domestiques sensibles tout en cherchant à améliorer l’accès au marché. Nous devons relier les idées de ces études à la réalité des négociations de l’OMC. »

Selon le premier vice-président de la FCA et président de l’Union des producteurs agricoles, M. Laurent Pellerin, les résultats de ces études démontrent que l’ouverture des marchés, la déréglementation et les subventions massives ont eu des impacts négatifs sur le développement de l’agriculture mondiale. Ces pratiques ont occasionné une chute des prix des produits agricoles à travers le monde et provoqué une importante crise du revenu de l’agriculture contemporaine.

Pour M. Pellerin, cela est dû au fait que l’on a ignoré les particularités de l’agriculture en alignant les règles du commerce des produits agricoles sur celles des produits industriels. « Si l’ouverture des marchés a pu être bénéfique pour certains, elle ne l’a pas été pour les agriculteurs et les paysans de la planète. Pour que le commerce international des produits agricoles soit plus équitable, il faut que les agriculteurs aient la capacité d’organiser collectivement la mise en marché de leurs produits, afin d’équilibrer les forces du marché où l’on retrouve un secteur de la transformation et de la distribution de plus en plus concentré et un secteur de la production formé d’une multitude d’agriculteurs. C’est pourquoi l’agriculture mérite un traitement particulier dans le cadre des négociations de l’OMC », estime M. Pellerin.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération Canadienne de l’agriculture
http://www.cfa-fca.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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