Délaration de Bob Speller à l’occasion du premier anniversaire de la découverte d’un cas d’ESB au Canada

Ottawa (Ontario), 19 mai 2004 – Un an s’est écoulé depuis la découverte du premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) au Canada. Ce fut une année très difficile pour les agriculteurs, il va sans dire. En attendant que la frontière s’ouvre de nouveau, les agriculteurs et leurs familles ont fait preuve d’une force remarquable, d’une immense fierté et d’une grande capacité d’adaptation dans leurs efforts pour surmonter les difficultés. Depuis le 20 mai l’an dernier, divers paliers de gouvernement et l’industrie se sont employés ensemble à résoudre les problèmes cruciaux et à prendre des mesures afin que le marché international s’ouvre et fonctionne à nouveau normalement. Le soutien et la perspective que nous avons reçus de l’industrie, tout spécialement dans le cadre de la table ronde sur la chaîne de valeur du boeuf, ainsi que de la part des provinces, ont été essentiels pour faire avancer la situation. Et durant cette rude épreuve, les Canadiens de partout au pays ont témoigné un énorme appui à l’égard de nos producteurs de bovins.

Après la découverte du cas d’ESB, pour protéger la santé humaine, le gouvernement s’est empressé d’exiger que les matières à risque spécifiées (MRS) soient retirées à l’abattoir. C’est la mesure la plus importante qui puisse être prise pour la santé publique car elle empêche que les tissus pouvant héberger l’ESB entrent dans la chaîne alimentaire. Cette mesure a joué un rôle important dans la réouverture de la frontière américaine à certains produits de boeuf canadien dans les cent jours qui ont suivi la fermeture de la frontière. De plus, nous sommes en train de mettre en oeuvre des mesures encore plus grandes d’identification, de suivi et de retraçage du bétail et nous augmentons la surveillance et le dépistage de l’ESB.

Toutefois, pour favoriser la reprise de l’industrie canadienne, il est essentiel que la frontière soit ouverte entièrement au boeuf canadien et que le marché reprenne un fonctionnement normal dès que possible. Bien que nous ayons réussi à maints égards, il reste du travail à accomplir. Plus précisément, le gouvernement fédéral continue de travailler en étroite collaboration avec les États-Unis et avec nos partenaires commerciaux afin de rouvrir la frontière au boeuf canadien.

Il y a trois semaines, j’ai eu le privilège d’accompagner le premier ministre durant sa visite à Washington, où la réouverture de la frontière au boeuf canadien figurait parmi les priorités. J’ai été encouragé par les paroles du président Bush qui a dit vouloir que l’on se fonde sur les preuves scientifiques et non sur des considérations politiques. Mes représentants et moi continuons également de déployer des efforts pour que tous les pays se conforment entièrement aux lignes directrices internationales établies par l’organisation mondiale de la santé animale (OIE) en ce qui a trait au traitement réservé aux pays où l’on a détecté l’ESB.

Entre-temps, les gouvernements ont fourni de l’aide à l’industrie de manière à ce que le marché continue de fonctionner jusqu’à la réouverture de la frontière. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont fourni 520 millions de dollars dans le cadre du Programme de redressement de l’ESB; le gouvernement fédéral a fourni 120 millions de dollars de plus pour aider les producteurs à faire face à des surplus croissants d’animaux de réforme adultes, et 680 millions de dollars de plus dans le cadre du Programme d’aide transitoire à l’industrie. De plus, le nouveau Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA) apportera de l’aide aux producteurs du pays qui ont connu une perte de revenu en raison de l’ESB ou d’autres facteurs.

La fermeture de la période de commentaires associée au projet de règle visant à permettre l’importation de bovins et d’autres ruminants vivants aux États-Unis nous a rapprochés de notre objectif de normalisation des échanges. J’ai bon espoir que le processus pour compléter la règle et reprendre les échanges s’accélérera dans l’intérêt de nos deux pays.

Lorsque le commerce du boeuf canadien aura repris sur le marché international, le secteur retrouvera sa vigueur et sa force. La patience, le professionnalisme et l’engagement dont les agriculteurs canadiens ont fait preuve tout au long de l’année écoulée sont les gages mêmes de la prospérité du secteur pour un nombre incalculable d’années à venir.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

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