Eau Secours ! se prononce pour un élevage porcin sans danger pour la santé

Montréal (Québec), 14 mai 2003 – C’est l’eau qui transporte lapollution créée par l’industrie porcine. Ce sont les citoyens qui voient leurspuits artésiens condamnés, ce sont les citoyens et citoyennes qui doiventéquiper leur résidence de systèmes très coûteux pour filtrer l’eau polluée auxnitrite, nitrate, etc. Ce sont les citoyens qui paient par les impôts, lesupport à l’industrie porcine. « C’est pas cochon de dire aux porciculteurs que notre inquiétude se porte vers la santé des québécois, de s’exclamer André Bouthillier, président d’Eau Secours! expliquez moi, ajoute-t-il pourquoi l’industrie porcine aurait la légitimité de s’emplir les poches et que ce serait moins légitime pour les citoyens et citoyennes de vouloir se prémunir contre les cancers et le E.coli »

Des impacts sur les citoyens et citoyennes
Au niveau économique, l’épandage du lisier et la culture intensive du maïs, corollaires essentiel à l’industrie du porc, favorise l’érosion des sols, en diminue le rendement et contamine l’eau tout en augmentant les coûts de traitement et les coûts de santé.

Au niveau social, c’est toute la problématique de la santé humaine, ainsique celle d’une cohabitation rurale harmonieuse laissant une place auxcitoyens qui est en jeu.

Enfin, au niveau environnemental, le maintien de nos écosystèmes, de labiodiversité, de la qualité de l’eau souterraine et de surface, de la qualitédes sols, des habitats fauniques, ainsi que la protection de la faune et de laflore justifie que soient modifiés les modes de production actuels.

Nous ne pouvons laisser les coûts à court terme peser plus dans labalance que tous les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques à longterme d’une modification des modes actuels de production porcine.

Quelques-unes des 42 recommandations d’Eau Secours! au BAPE

  • Revoir l’objectif de croissance de l’industrie porcine en vue de l’exportation à la lumière de la capacité des sols et des milieux aquatiques du Québec de le supporter ;
  • Subordonner le droit de produire à la Loi québécoise de l’environnement et à toutes lois et règlements traitant de l’eau ;
  • Que le gouvernement défraie les coûts de décontamination des puits individuels et des municipalités suite à l’identification par le ministère de l’Environnement de présence de contaminant reliés à la production porcicole et agricole ;
  • Etablir un mode de calcul des rejets, épandage et culture du mais par bassin versant afin de permettre la planification régionale du développement agricole et de la gestion de l’eau.

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)
    http://www.bape.gouv.qc.ca/

    Coalition Eau Secours
    http://www.eausecours.org/

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