Echec lamentable du fédéral en matière d’environnement

Montréal (Québec), 6 février 2009 – Le rapport annuel du commissaire fédéral à l’environnement et au développement durable confirme les pires craintes de Greenpeace : les politiques et la gestion du gouvernement Harper en matière de protection de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques sont un échec retentissant.

Rendu public à Ottawa, le rapport 2008 du commissaire fédéral àl’environnement et au développement, M. Scott Vaughan, dresse un bilan sansappel du gouvernement conservateur de Stephen Harper. En particulier, lerapport du commissaire affirme qu’en matière de lutte aux changementsclimatiques et de réduction des émissions atmosphériques qu’« il arrive tropsouvent que le gouvernement ne sache pas ce qu’il advient des efforts qu’ildéploie ».

« Il est scandaleux que le gouvernement Harper ne sache pas si les raresmesures adoptées pour la lutte aux changements climatiques et pour la qualitéde l’air, qui ont coûté plus de 1,5 milliard de dollars, permettrontd’atteindre les objectifs en matière d’environnement », déclare Eric Darier,directeur de Greenpeace au Québec. « Non seulement le gouvernement conservateura fait peu pour l’environnement, mais, en plus, l’atteinte de résultatsn’était pas à l’agenda », constate Eric Darier. « On peut se demander si lesmesures environnementales adoptées n’étaient qu’une tactique de relationspubliques pour favoriser la réélection du gouvernement Harper plutôt quel’atteinte de résultats environnementaux », s’interroge Eric Darier.

Le rapport du commissaire révèle également « qu’il y a des lacunes dans ladiffusion de l’information et la vérification dont le Parlement a besoin poursavoir si les programmes examinés sont efficaces ou s’ils doivent êtremodifiés ». Pour Greenpeace, ceci prouve que le gouvernement conservateurentretient l’opacité en matière d’information afin de camoufler son manqueréel de volonté politique et de résultats tangibles en matièred’environnement.

Le commissaire relève également « qu’Agriculture et Agroalimentaire Canada a dépensé environ 370 millions de dollars pour encourager l’adoption de pratiques agricoles favorables à l’environnement sans savoir de façon réelle et mesurable si elles ont amélioré la qualité de l’environnement ». « Le peud’empressement du gouvernement fédéral de montrer des résultats tangibles pources dépenses nous porte à croire qu’il s’agissait davantage de subventions àl’agriculture industrielle déguisées en mesures environnementales », constateEric Darier.

Greenpeace accueille avec scepticisme la réponse du ministre del’Environnement Jim Prentice qui affirme que le gouvernement donnera suite auxrecommandations du commissaire. « Il est déplorable que le ministre se contentede vagues intentions et de promesses sans échéancier précis. Un investissementadéquat et proportionnel à l’ampleur de la crise environnementale faittoujours cruellement défaut » conclut Eric Darier.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Parti progressiste-conservateur (PC)
http://www.pcparty.ca/

Commentaires