Encore de la chaleur pour août

La tendance à la chaleur devrait se maintenir encore pour les prochaines semaines. Le mois d’août sera sous l’enseigne du temps chaud et sec, si on se fit aux plus récentes prévisions météo. Selon Environnement et Changement climatique Canada, les probabilités sont très élevées que l’Est du pays connaisse du temps plus chaud que les normales de saison pour la période de août à octobre. Le Québec tout entier est en fait touché par ces prévisions. Au chapitre des précipitations, les normales devraient être respectées, aucune anomalie n’étant répertoriées, à part pour le nord-ouest du pays.

Prévisions probabilistes courantes de la température pour 1-3 mois

Ces prévisions concordent avec celles faites par le site Accuweather qui table sur des températures plus élevées en août, accompagné de temps sec jusqu’à la moitié du mois. Il faudrait attendre aux alentours de la 3e semaine de août pour assister à une météo plus en accord avec les moyennes saisonnières, ainsi qu’avec du temps plus humide.

La bonne nouvelle est que le déficit hydrique observé depuis le début de la saison de croissance se résorbe grâce à une deuxième moitié de juillet pluvieuse. Le météorologue Jean-Philippe Bégin d’Environnement Canada confirme que depuis le 11 juillet, la tendance s’est complètement inversée pour la majorité de la province. “Le temps a été tellement instable et les conditions tellement généralisées que la majorité du territoire a atteint les moyennes de précipitations de juillet qui sont de 100 ml.” Dans certains endroits, elles ont même été dépassées, comme dans la région de Québec et au Lac-Saint-Jean.

Les manques à gagner les plus importants sont dans le Bas-du-Fleuve avec 45 ml de pluie pour le mois. Le taux d’assèchement qui était très élevé et qui avait aggravé la sécheresse en mai et en juin s’est par contre estompé dans le mois de juillet, ce qui a donné un répit aux cultures, ainsi qu’aux forêts.

Une image de carte représentant la région Central à léchelle Statique détaillant Précipitations - % par rapport aux moyennes durant Saison de croissance.

Le météorologue conseille pour sa part de prendre avec un grain de sel les prévisions allant au-delà de 10 jours, même  en ce qui a trait aux tendances générales. Plus l’horizon est éloigné, plus les prévisions sont incertaines en raison de la marge d’erreur grandissante, note-il. M.Bégin est toutefois confiant pour la semaine à venir. Le temps sera estival et moins instable et deux dépressions devraient toucher le Québec, dont une dimanche et l’autre dont la trajectoire est plus difficile à estimer puisqu’elle suivra la trajectoire des restants de l’ouragan Isaias.

Une saison d’ouragans active

La saison des ouragans a en effet a débuté très tôt cette année. L’ouragan Isaias devait frapper ce week-end la Floride et remonter le long des côtes atlantiques jusqu’aux Maritimes en début de semaine prochaine. Le Québec pourrait être perturbé à partir de mercredi.

Déjà prévue comme étant très active, la saison 2020 des ouragans pourrait causer des épisodes de pluies ou de mauvais temps soutenu dans les prochains mois.

Il faudra voir également comment La Nina affectera la météo pour le reste de l’année et en 2021. Les services météo américains estiment qu’il y a de fortes chances que ce phénomène météo se fasse sentir dès cet automne et durant le prochain hiver. Bien qu’ayant peu d’impacts au Québec, ses effets se feraient sentir dans le sud des États-Unis et en Amérique du Sud en accentuant le temps sec chez nos voisins mais en apportant plus de pluie dans l’hémisphère sud, particulièrement au Brésil et en Argentine.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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