Engouement pour la production de l’ail au Québec

La Journée provinciale de l’ail a prouvé une fois de plus l’engouement qui existe autour de cette production. En tout, près de 300 participants ont répondu à l’appel pour cette 3e édition qui s’est déroulée le 3o janvier dernier à Trois-Rivières.

Désirant plaire à tous les types de producteurs intéressés autant ceux qui songent à produire de l’ail que ceux qui cultivent de petites ou de grandes quantités, l’Association des producteurs Ail Québec a élaboré une programmation variée. Tout au long de la journée, des conférenciers sont venus présenter diverses réalités, puis ont partagé leur vécu et leurs conseils. Parmi eux, Anouk Préfontaine, de la ferme Chez Anouk a raconté pourquoi elle a choisi la mécanisation de sa production. « Je cultive 150 000 bulbes d’ail, je ne fournis pas. C’est pour cela que je veux grossir et que j’ai acheté de la machinerie », a-t-elle expliqué. Pascal Lavaute, agroéconomiste au MAPAQ, a renchéri sur son expérience en présentant, chiffres à l’appui, un budget détaillé de ce qu’il en coûte pour faire cette conversion.

Impressionnée par le nombre de participants à cette journée, Johanne Desrochers, de l’Association québécoise de la distribution des fruits et des légumes (AQDFL), a mentionné que l’ail avait un bel avenir devant lui, car il correspondait aux tendances actuelles du marché. « L’ail est un produit distinctif, local, souvent biologique et qui correspond au régime méditerranéen de plus en plus populaire chez nous. » La représentante de l’AQDFL a tenu à rappeler toutefois la balance commerciale négative qu’il représente puisque 80 % de l’ail consommé chez nous provient entre autres de la Chine. Pour permettre aux agriculteurs de prendre plus de place sur les marchés québécois, elle a suggéré d’établir des regroupements de producteurs. « La qualité est au rendez-vous, il faut uniquement s’assurer de la constance de l’approvisionnement. »

Marie-Pascale Beaudoin, agronome au MAPAQ, en a surpris plus d’un lors de sa conférence lorsqu’elle a soulevé les dangers de contamination au champ quand on réutilise ses propres semences. « Soyez certain de ce que vous plantez », a-t-elle recommandé.

Une invitation à s’engager dans les rangs

La production d’ail au Québec, ce sont 250 entreprises, dont une centaine sous régie biologique. Serge Pageau, président de l’Association Ail Québec qui compte 180 membres, souligne que l’art de produire de l’ail se raffine, mais qu’il reste encore beaucoup à apprendre. « L’industrie de l’ail au Québec est jeune et le travail n’est pas terminé. Nous travaillons à centraliser l’information et à créer des maillages. »

Il a incité les producteurs d’ail qui ne sont pas encore membres de l’Association à s’engager dans les rangs afin de créer une organisation encore plus forte qui sera en meilleure position pour défendre et promouvoir l’ail de chez nous.

Pour ceux qui n’auraient pas eu la chance d’assister à cette journée, tous les documents relatifs aux différentes conférences sont disponibles sur le site Internet Agri-réseau https://www.agrireseau.net/.

 

à propos de l'auteur

Commentaires