France : une « vigilance active » contre la grippe aviaire préconisée

Paris (France), 4 février 2004 – Le ministre de la Santé Jean-François Mattei a préconisé une « vigilance active » contre une éventuelle extension en France de l’épidémie de grippe aviaire qui continue de se développer en Asie et qu’il a qualifiée de « réelle menace sanitaire mondiale ».

M. Mattei a présenté en Conseil des ministres une communication sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre les maladies infectieuses.

Interrogé à l’issue du Conseil, le ministre a rappelé qu’« il fallait naturellement faire le point » après un début d’année marqué par des infections nosocomiales, la légionellose, le SRAS et la grippe aviaire.

« La France, en liaison avec des pays voisins, les organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé, la FAO, l’Office international de lutte contre les épidémies animales, se prépare à faire face à une éventuelle extension de l’épidémie », a rappelé M. Mattei.

Il a affirmé que « des mesures interministérielles ont été prises très vite en France notamment par le ministère de l’Agriculture, le ministère de la Santé et d’autres, à savoir une vigilance sanitaire accrue, la restriction à l’importation en provenance d’Asie et la diffusion d’informations précises à la fois pour l’opinion publique et les professionnels ».

« Je crois que ce sont les premiers éléments d’un plan de prévention et de lutte contre cette nouvelle maladie et la vigilance active est de rigueur », a estimé Jean-François Mattei.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que si les chances d’une contamination de l’Europe sont faibles, aucun pays d’Asie n’est à l’abri de l’épidémie.

Un porte-parole de la Direction générale de la santé (DGS) dépendant du ministère de la Santé avait affirmé qu’un plan de lutte était « en préparation » mais que rien n’avait encore été mis en place.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la DGS a confirmé que plusieurs scénarios de propagation de la maladie étaient à l’étude qui déboucheraient probablement sur un plan en paliers (activés en fonction de la gravité de l’épidémie), sur le modèle de celui mis en place l’an dernier lors de la crise de pneumonie atypique (Sras). Ce plan est toujours à l’étude en collaboration avec l’Institut de veille sanitaire et les agences gouvernementales chargées de l’environnement et de la santé, mais rien n’a encore été mis en place, a précisé la DGS.

Source : AFP

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation mondiale de la santé (OMS)
http://www.who.int/

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