“Il faut faire reculer la culture du maïs en France”, selon Nelly Olin

Paris (France), 12 août 2005 – La ministre de l’Ecologie Nelly Olin a estimé que les restrictions d’eau pourraient être prolongées à l’automne et proposé de « faire reculer la culture du maïs » pour éviter la sécheresse dans certains départements.

« La situation est extrêmement préoccupante, mais pas encore alarmante », a assuré Nelly Olin sur Europe-1 alors que 68 départements sont concernés par au moins un arrêté préfectoral limitant certains usages de l’eau. « Toute la façade atlantique et une partie de la Côte d’Azur sont particulièrement touchées ».

Ces restrictions pourraient « se poursuivre » à l’automne, a prévenu la ministre de l’Ecologie. « Nous sommes extrêmement inquiets sur les débits de cours d’eau extrêmement bas et qui auront, si cela continue, un impact fort sur les milieux aquatiques ».

« Avant que nous puissions reconstituer nos nappes phréatiques à moins qu’il ne pleuve sérieusement à l’automne, nous aurons quelques difficultés », a ajouté Nelly Olin.

« Nous aurons un peu de souffle parce qu’après le 15 août, il n’y aura plus d’irrigation » mais le ministère refera « un point sérieux de la situation pour anticiper des possibilités de sécheresse dans les années à venir », a-t-elle précisé.

La ministre a jugé « évident que, avec le ministre de l’Agriculture, nous nous réunissions et qu’il faudra faire reculer la culture du maïs ». « C’est une prise de conscience réelle sur laquelle nous avons un travail à faire ».

« Le monde agricole est tout à fait prêt à le faire: il y a une prise de conscience sérieuse », a assuré Nelly Olin. « Les agriculteurs sont clairvoyants: ils ne vont pas cultiver pour ne pas pouvoir recolter ensuite ».

La ministre de l’Ecologie a avancé que « dès l’instant où il y aura des mesures assez strictes d’irrigation, leurs cultures de maïs seront moins productives ». « Je ne doute pas du civisme des gens ni des agriculteurs ».

Quant à une possible taxation des agriculteurs, Nelly Olin a observé qu’« il est prématuré de répondre ». « Il faut que je tire les conséquences de cet été à nouveau, au tout début à la rentrée ».

Source : AP

Commentaires