Jean Chrétien a toujours l’intention de ratifier le Protocole de Kyoto

Ottawa (Ontario), 2 novembre 2001 – Le premier ministre fédéral, Jean Chrétien, a nié avec fermeté que le combat mené contre le changement climatique aurait un impact néfaste sur l’économie. Du même souffle, il s’est engagé à ratifier le Protocole de Kyoto, l’an prochain.

En réaction à une lettre lui ayant été adressée par la Chambre de commerce du Canada et le Conseil canadien des chefs d’entreprises, tous deux préoccupés par la ratification de cette entente, M. Chrétien a clairement indiqué qu’il n’entendait pas faire marche arrière.

« Le gouvernement du Canada s’est engagé à relever le défi du changement climatique », a-t-il affirmé dans une réponse par écrit adressée aux deux organismes, dont la Presse Canadienne a obtenu copie.

« L’accord atteint à Bonn ouvre la voie à une ratification par le Canada du Protocole de Kyoto, l’an prochain, à la suite de consultations auprès des provinces, des territoires, des intervenants et autres Canadiens », a-t-il ajouté.

Lors de négociations ayant eu lieu en août à Bonn, en Allemagne, le Canada et d’autres pays sont parvenus à une entente destinée à préserver le Protocole de Kyoto, à la suite de la décision prise par les Etats-Unis de se soustraire à celui-ci.

Les critiques du traité estiment qu’il sera très difficile pour le Canada d’atteindre son objectif, soit de ramener ses émissions de gaz à effet de serre à six pour cent sous les niveaux de 1990, d’ici la période de 2008 à 2012, un objectif comparable à ceux de ses principaux partenaires commerciaux.

Dans sa lettre, M. Chrétien a jugé nécessaire de tenir compte non seulement des coûts d’une réduction des émissions de ces gaz, mais aussi des coûts d’une éventuelle inaction face au changement climatique.

« L’impact exercé sur notre économie agricole, nos populations de poissons, nos sources d’approvisionnement en eau et plusieurs autres aspects de notre style de vie actuel sera très certainement significatif », a-t-il écrit.

Au yeux de John Bennett, du Sierra Club du Canada, la lettre transmise par le premier ministre laisse croire que ce dernier souhaite laisser en héritage le règlement de la question du changement climatique. « Il n’a jamais été aussi déterminé, a observé M. Bennett. Il est vraiment déterminé. »

Pour sa part, le ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, a rappelé que M. Chrétien avait clairement indiqué que son gouvernement entendait ne pas se laisser détourner de son programme par les attentats du 11 septembre.

« Nous avons d’autres priorités que celle, évidente, que les terroristes nous ont imposée », a-t-il déclaré.

Source : PC

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