La Financière agricole fait son bilan 2015

Preuve que l’année 2015 a été favorable pour la majorité des cultures au Québec, la Financière agricole a remis 12,6M$ en indemnités, alors que la moyenne annuelle sur cinq ans de 2010 à 2014 est de 33,5M$. Il s’agit d’une réduction de 62%, un pourcentage qui grimpe encore en comparaison à la moyenne de 53,6M$ pour la période de 2005 à 2014.

La Financière rapporte que 1390 entreprises sur les 11 630 assurées ont subi des pertes. Ces dernières ont surtout été enregistrées dans les céréales, le maïs et les protéagineuses. Les valeurs assurées en 2015 étaient de plus de 1,1G$. Les indemnités pour les dommages causés par la sauvagine ont été de 949 900 $.

Dans son rapport, la Financière indique que « les conditions climatiques de la saison 2015 ont été favorables à la production agricole dans la majorité des régions ».
Les semis ont bien débuté mais ont été retardés par les pluies fréquentes, amenant des délais qui n’ont pu être rattrapés dans certains cas. Du gel tardif, des épisodes de grêles et de pluies diluviennes ont causé des dégâts. L’été qui s’est prolongé et l’automne clément ont permis de rattraper la saison de végétation et de faire les récoltes dans de bonnes conditions dans l’ensemble.

Le printemps frais et pluvieux a été favorable à la croissance des fourrages. La récolte de la première fauche de foin a été difficile, mais les conditions se sont améliorées à la deuxième et à la troisième fauche pour des rendements autour des moyennes ou supérieurs. La qualité a de plus été bonne.

La survie à l’hiver des plantes pérennes, des fraisières et des pommiers a été bonne, mais quelques prairies et des bleuetières ont été endommagées en raison du gel hivernal par endroits. Les rendements et la qualité des cultures annuelles et des pommes ont été généralement autour des moyennes ou supérieurs à celles-ci. La récolte des bleuets a été supérieure à la moyenne sur la Côte-Nord mais inférieure au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

La saison a débuté par une récolte tardive de sirop d’érable qui s’est avérée cependant bonne en quantité et en qualité.

La survie à l’hiver des abeilles a été variable selon les régions.

Source: Financière agricole

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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