La maladie de la vache folle ne menacerait pas le Canada

Rome (Italie), 7 février 2001 – La maladie de la vache folle menace potentiellement plus d’une centaine de pays, mais le Canada a peu à craindre, a déclaré mercredi le directeur de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

« La FAO estime que de 1986-1996 à aujourd’hui, des farines carnées ont été exportées d’Europe vers plus de 100 pays », déclare à Reuters Jacques Diouf, directeur général de la FAO, basée à Rome.

L’Amérique latine, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont le moins exposés, en raison de la nature de leurs industries, de leurs systèmes de production et de leurs sources d’approvisionnement en farines, précise-t-il.

La Canada et les Etats-Unis présentent eux aussi peu de risques de contamination, mais « cela ne peut pas être exclu », avertit Diouf.

« Une centaine de pays ont importé du bétail vivant. Certains pays ont également réexporté des farines vers des pays tiers », précise-t-il dans des réponses écrites à des questions de Reuters sur l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle.

« Tous les pays qui ont importé du bétail ou des farines en provenance d’Europe occidentale, pendant et depuis les années 1980, peuvent par conséquent être considérés comme exposés aux risques de la maladie de la vache folle », ajoute-t-il.

Parmi les régions qui ont importé des quantités importantes de farines animales en provenance de la Grande-Bretagne sur cette période, figurent le Proche-Orient, l’Europe de l’Est et l’Asie, indique Diouf.

Source : Reuters

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

http://www.fao.org

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