La sécheresse amène des réclamations d’assurance provenant des agriculteurs

Québec (Québec), 27 août 2001 – A cause de la sécheresse, quelque 800 agriculteurs québécois ont produit une requête pour dédommagement auprès de la Financière agricole. Entre la mi-juillet et la mi-août, il tombe en moyenne au Québec 1000 millilitres de pluie. Or, cette année, la quantité de pluie au cours de cette période a oscillé entre 10 et 30 millilitres, et le mercure a souvent atteint les 37 degrés Celsius, comme ce fut le cas les 8 et 9 août.

Comme conséquence, les conditions agricoles se sont dégradées en cours d’été, constate le dernier Bulletin de la Financière agricole. La production de légumes, de céréales et de certains fruits sera affectée par cette période de sécheresse.

La Financière agricole, un organisme gouvernemental qui met en place un programme d’assurance récoltes pour les producteurs, avait reçu le 20 août dernier 4100 demandes de compensation financière dont 800 invoquent la sécheresse comme cause des pertes.

Les principales demandes de compensation dues à la sécheresse proviennent des producteurs de légumes maraîchers, de maïs-grain, de soja et de légumes destinés aux conserves.

Les producteurs de maïs sucré sont à plaindre. Le maïs a souffert d’une mauvaise pollenisation, ce qui a rendu les épis mal fournis et plus difficiles à vendre.

A la Fédération des producteurs de fruits et de légumes de transformation (conserves, confitures, etc.), la situation est la pire depuis 1957, et les pertes sont évaluées à 7 millions $.

Les productions de haricots et de concombres ont été particulièrement touchées, avec des pertes de 50 pour cent.

Le rendement par hectare du maïs-grain a chuté de cinq pour cent et celui des champs de soja est tombé de 15 pour cent.

Par ailleurs, plusieurs producteurs agricoles déplorent que la sécheresse a causé des coûts supplémentaires en main-d’oeuvre, en carburant, en électricité et en dépenses additionnelles d’irrigation.

Sur les marchés, les producteurs n’ont pas obtenu le meilleur prix pour leurs produits dont la qualité a été inégale à cause du climat.

Enfin, pour la production automnale de la pomme, on envisage aussi certains problèmes, notamment au niveau du calibre et de la coloration, souligne le Bulletin de la Financière agricole.

Vendredi dernier, le ministre fédéral de l’Agriculture, Lyle Vanclief, soulignait que les réclamations placées auprès du programme d’assurance récolte de son gouvernement avaient presque doublé cette année, passant de 650 millions $ à 1,2 milliard $.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

La Financière agricole du Québec

http://www.financiereagricole.qc.ca

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