La transformation alimentaire réclame un appui financier à sa mesure

Montréal (Québec), 4 septembre 2007 – Dans le contexte qui prévaut actuellement, il est primordial de revoir en profondeur les aides de financement apportées au secteur de la transformation alimentaire et d’améliorer les conditions de la fiscalité qui lui sont applicables. Ce n’estqu’à ces conditions, selon l’Alliance de la transformation alimentaire (ALTA),que l’on pourra assurer la rentabilité de ce secteur manufacturier de premierordre.

L’industrie de la transformation alimentaire est l’un des moteurséconomiques les plus importants du Québec. Premier expéditeur manufacturier,premier employeur manufacturier, avec plus de 74 600 emplois directs, cesecteur est aussi celui qui crée le plus de valeur ajoutée (7,3 milliards $).Il contribue à hauteur de 5,1 milliards $ au PIB, ce qui le place au secondrang des secteurs manufacturiers. C’est donc un des piliers de l’économiequébécoise.

Néanmoins, la rentabilité du secteur est présentement menacée. Plusieursfacteurs défavorables interviennent en effet, dont principalement lamondialisation, source de concurrence croissante, l’appréciation du dollar etla concentration de la distribution. On observe par ailleurs un retard deproductivité dans ce secteur, ce qui entraîne des marges nettes inférieures,du moins si on les compare à celles d’entreprises ontariennes ou desEtats-Unis. De plus, les investissements en immobilisations dans le secteur dela transformation alimentaire sont en baisse depuis 2001 de 7% par an.

Par ailleurs, on doit noter que la part du financement accordé au secteurpar les sociétés gouvernementales (SGF-SOQUIA et Investissements Québec) n’estpas à la hauteur de l’importance de l’industrie dans l’économie du Québec. Acela s’ajoute que les sociétés à capital de risque existantes ne répondent quepartiellement aux besoins des entreprises qui ont un potentiel de croissance.L’offre actuelle de fonds fiscalisés et de fonds privés ne satisfait qu’enpartie à la demande des entreprises en transformation alimentaire, la tailledes projets attendus étant souvent trop importante pour les PME.

Dans ce contexte, l’ALTA croit que les mesures suivantes s’imposent :

  • Revoir les portefeuilles d’investissement des sociétés gouvernementales, pour assurer que le secteur obtienne sa juste part, en phase avec sa contribution économique.
  • Créer des fonds de capital de risque dédiés aux PME de la transformation alimentaire et mettre en place des programmes visant à intéresser les investisseurs potentiels.
  • Prévoir un allègement fiscal, en éliminant la taxe sur le capital et en réintroduisant l’amortissement accéléré pour les investissements en technologie et en équipements.

L’ALTA est donc d’avis que sans cet appui stratégique, la santééconomique du secteur sera compromise. Elle tient également à rappeler que latransformation alimentaire est un maillon déterminant de l’agroalimentaire, etque la santé économique de l’ensemble de cette industrie est largementtributaire de la santé économique de la transformation.

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