L’ADQ fera de la relève une priorité

Mirabel (Québec), 16 mars 2007 – L’ADQ fera de la relève une priorité en matière d’agriculture. « Les programmes d’aide aux jeunes agriculteurs sont insuffisants et il est devenu très difficile pour un jeune de reprendre l’entreprise familiale ou même de démarrer une nouvelle production », affirme le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont.

S’il fut un temps où c’était un automatisme de reprendre la terre familiale, la nature des exploitations agricoles a radicalement changé depuis les vingt dernières années, pour se transformer en de véritables PME. À preuve, on constate une baisse importante des fermes dont les revenus annuels sont inférieurs à 100 000 $, alors que celles dont les revenus annuels atteignent 250 000 $ et plus se sont accrues de 30 %, entre 1996 et 2001. « Évidemment, cela pose tout un problème pour la relève qui n’a pas les moyens financiers d’acheter des actifs aussi importants, souligne le chef adéquiste. Aujourd’hui, la valeur des exploitations prêtes à être cédées à une autre génération se chiffre souvent au-delà du million de dollars. »

L’ADQ s’engage à consacrer un nouveau 15 millions de dollars annuellement au soutien à la relève agricole et à l’agroenvironnement. Pour ce faire, l’ADQ propose d’autofinancer cette mesure à même le budget actuel du ministère de l’Agriculture en réduisant de 10 % les frais reliés à l’administration du ministère au cours du prochain mandat.

Priorité à la relève
L’ADQ misera donc sur des politiques encourageant la relève, soit par le transfert des fermes d’une génération à une autre ou par le parrainage de jeunes agriculteurs désirant oeuvrer dans le domaine. « L’agriculture doit redevenir un secteur géré en croissance plutôt qu’en décroissance comme c’est le cas actuellement, de l’avis de M. Dumont. L’ADQ veut donc encourager la relève en permettant aux jeunes agriculteurs de financer leur entreprise, mais également en offrant un support à la génération qui cède pour planifier et faciliter le transfert. »

Agroenvironnement
Rappelons que l’ADQ s’engage aussi à bonifier le rôle du ministère de l’Environnement afin d’en faire un agent d’innovation et d’intégration des nouvelles technologies et des nouvelles façons de faire en matière environnementale. Pour l’ADQ, cela signifie un appui concret et tangible au milieu agricole dans le développement et la mise en oeuvre de technologies vertes. « On a fait des pas de géant en agriculture, raconte M. Dumont. Les pratiques ont changé, les gens font attention et mettent beaucoup d’efforts à imaginer des solutions en respect avec l’environnement. Dans la vision adéquiste, le ministère de l’Environnement doit jouer un rôle proactif en ce sens. Il ne suffira plus qu’il dise ce qui ne marche pas. Il aura également le mandat de suggérer des nouvelles façons de faire et de trouver des formes de financement aux entreprises qui veulent se convertir à des pratiques écologiques. »

Soutien à la transformation
À l’instar des autres secteurs économiques de la société, l’ADQ croit qu’il est impératif de soutenir les entreprises qui font de la transformation dans le secteur agroalimentaire. À cet égard, l’ADQ considère que les fonds d’autonomie régionale seront des outils privilégiés pour favoriser l’émergence des entreprises de transformation dans les régions ainsi que le développement et la commercialisation des produits du terroir.

Secteur de croissance économique
Rappelons que l’ADQ souhaite remettre l’agriculture et le domaine agroalimentaire au coeur de la politique économique du Québec comme secteur de croissance en misant sur la relève, la formation, le développement des produits du terroir et la recherche. « L’agriculture doit revenir au coeur de la stratégie économique du Québec. C’est un secteur vital pour nos régions et c’est aussi un secteur d’avenir pour le Québec », a conclu le chef autonomiste.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Action démocratique du Québec (ADQ)
http://www.adq.qc.ca/

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