L’AECG entre en vigueur

Depuis jeudi le 21 septembre, le nouvel accord de libre-échange avec l’Europe (Accord économique et commercial global ou AECG) est en vigueur et modifie les tarifs douaniers imposés. Le Canada souhaite ainsi renforcer ses liens économiques avec l’Europe qui compose avec sa population de 510 millions d’habitants le second marché d’exportation d’importance, après les États-Unis. La totalité des échanges est estimée à 3300 milliards et une augmentation de 0,4% du PIB canadien à long terme. La balance commerciale du côté canadien devrait toutefois se détériorer alors qu’elle est déjà déficitaire.

Les secteurs gagnants? Les transports et les véhicules automobiles, les métaux non ferreux et le blé. Les perdants ? Certains produits laitiers et agricoles, les textiles et certains biens de fabrication et machines.

Il est déjà acquis que les fromages fins canadiens seront affectés puisque l’entente autorise l’entrée de 17 500 tonnes de fromages au Canada, ce qui représente 7,5% du marché canadien du fromage. Les droits de douane d’autres produits agricoles seront revus à la baisse, comme pour le porc, le bœuf, les petits fruits, le sirop d’érable, les crevettes et le homard.

Pour le moment, le Canada exporte vers l’Europe en premier lieu des «métaux et pierres précieuses» (13,2 milliards) tandis que l’Europe exporte surtout des machines (17 milliards) et du matériel de transport (11 milliards). Au total, le Canada a exporté pour 39,8 milliards de biens en 2016.

Selon l’accord, 98% de l’accord entre en vigueur aujourd’hui mais certaines étapes restent à franchir. Les nouveaux droits de douanes seront mis en application dès maintenant alors que d’autres seront graduels. L’Union européenne est responsable de cette tâche mais le reste, comme la manière de régler les conflits commerciaux, restent à établir et à être accepté par les pays membres. Les mesures de protection des investissements contenus dans l’AECG ne font pas l’unanimité en Europe et plusieurs contestent aussi la concurrence entre les secteurs agricoles et un affaiblissement des normes sanitaires et environnementales.

Source: La Presse

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires