L’agriculture au centre du développement d’une économie sociale et solidaire

St-Augustin-de-Desmaures (Québec), 11 octobre 2001 – Au cours d’une rencontre convoquée par l’Union des producteurs agricoles (UPA), une soixantaine de représentants d’organisations agricoles ont convenu de la nécessité d’inscrire l’agriculture au centre du développement d’une économie sociale et solidaire.

L’agriculture doit être reconnue, selon son président général, Laurent Pellerin, non seulement comme un secteur d’activité économique vital, mais aussi comme une activité humaine au centre d’un engagement social et solidaire. « Il est essentiel que soient pris en compte, dans l’élaboration et la mise en place du projet d’économie sociale et solidaire, les gens qui vivent de l’agriculture, au Nord comme au Sud, et les problématiques spécifiques qui font obstacle à leur développement », a-t-il affirmé.

« Ce projet doit faire une large place à l’agriculture puisque la sécurité alimentaire est pour chaque citoyen du monde une priorité absolue, a-t-il poursuivi. C’est par une meilleure répartition des richesses à l’échelle planétaire qu’on en arrivera à une application universelle de ce droit fondamental, commun à l’ensemble de l’humanité. »

Convaincue que l’action collective et le réseautage donneront plus de poids aux revendications des productrices et producteurs agricoles du Sud, l’UPA, à travers l’action de sa corporation de développement international (UPA DI), entend continuer de soutenir la formation de regroupements paysans et poursuivre ses programmes de formation de leaders agricoles en Afrique, en Amérique latine et en Asie.

L’UPA est par ailleurs convaincue que, malgré l’ampleur des difficultés auxquelles se heurtent les organisations paysannes du Sud (réforme agraire, poids de la dette des États, etc.), le partage et l’échange d’expérience acquise peuvent être bénéfiques à l’ensemble des organisations paysannes du monde. À titre d’exemple, la mise en marché collective constitue, de l’avis de M. Pellerin, un modèle dont d’autres pourront s’inspirer. C’est en fait une façon réaliste de faire du « commerce équitable » en ce qu’elle permet une relation plus saine entre tous les intervenants de la filière alimentaire.

« Le commerce ne peut pas être ” charitable “, a conclu le porte-parole de l’UPA et donc, pour être véritablement équitable, doit aussi être économiquement viable. Afin que tous ceux et celles qui cultivent la terre puissent espérer atteindre cet objectif, des conditions doivent être réunies. Celles-ci supposent un effort de solidarité sans précédent sur le plan international. »

L’UPA invite les participants à la 2e Rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité, qui se tient jusqu’à vendredi dans la région de Québec, à renforcer la concertation à l’échelle mondiale en vue d’établir un projet global d’économie sociale et solidaire.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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