L’agriculture demeure une part fondamentale de l’économie irlandaise

Dublin (Irlande), 3 mars 2001 – L’Irlande est d’autant plus résolue à éviter l’épizootie de fièvre aphteuse que le secteur agroalimentaire contribue pour 10 % au produit intérieur brut (PIB), selon les chiffres du ministère de l’Agriculture.

La fièvre aphteuse, extrêmement contagieuse pour l’ensemble du bétail, pourrait remettre en cause le redressement économique prodigieux que connait l’Irlande, avec une croissance économique de 11% en 2000.

L’épizootie a le pouvoir de « stopper net la marche du tigre celtique », a estimé Mary Harney, ministre irlandais du Commerce, des entreprises et de l’emploi, en expliquant les mesures drastiques prises par son gouvernement pour tenter d’échapper au mal qui frappe de plein fouet l’Irlande du nord et le reste du Royaume Uni.

Depuis l’indépendance, en 1921, l’agriculture était la première ressource de l’Irlande jusqu’à ce que l’industrie et les services liés à l’informatique prennent le devant de la scène, dans les six dernières années.

Mais l’Irlande reste, derrière la Grèce, le pays de l’Union européenne où les ressources agricoles occupent la part la plus importante du PIB.

Le revenu de l’agriculteur a diminué de 12,3 pour cent entre 1998 et 1999, l’élevage étant le secteur le plus touché. Mais l’agro-alimentaire représente encore 11,1 pour cent de la masse totale des emplois et l’agriculture seule 8,2 pour cent.

Sur une population totale de 3,5 millions d’habitants en République d’Irlande, 143.900 personnes sont employées dans le secteur agro-alimentaire et 129.800 travaillent dans une ferme.

Le volume global brut de production agricole a chuté de 3,576 milliards de livres irlandaises en 1995 à 3,172 milliards de livres (4,027 milliards d’euro) en 1999.

Source : AFP

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