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L’Arabie Saoudite s’en prend au blé et à l’orge canadiens

L’Arabie Saoudite cesse d’acheter du blé et de l’orge du Canada à la suite de la dispute diplomatique entre les deux pays. Les volumes importés étant marginaux, peu de conséquences sont à prévoir, selon les spécialistes.

L’Arabie Saoudite a annoncé qu’elle ne s’approvisionnerait plus en orge et en blé canadiens, du moins jusqu’à nouvel ordre. Cette décision a été prise à la suite du différend diplomatique entre les deux pays. L’Arabie Saoudite n’a pas apprécié l’appel du gouvernement canadien à libérer des militantes des droits de l’homme. Le pays a tout de suite réagi en rappelant son ambassadeur le 5 août dernier.

Le 7 août dernier, Reuters a rapporté que la principale agence de commercialisation du blé saoudienne (SAGO) a fait savoir aux exportateurs de céréales canadiennes qu’elle n’achèterait plus le blé et de l’orge canadiens dans ses appels d’offres internationaux. L’agence a déclaré avoir reçu une notification officielle de l’Organisation saoudienne du grain à cet effet. Il n’est pas clair toutefois si la décision ne concerne que les nouveaux achats ou la livraison de contrats déjà signés.

La nouvelle n’a pas ébranlé le secteur. G3, négociant en grains basé à Winnipeg, au Manitoba, a déclaré à Grainnews qu’il continuait de poursuivre ses activités normalement. Quant à l’analyste chez LeftField Commodity Research Chuck Penner, basé également à Winnipeg, il croit que le Canada aura beaucoup d’occasions de vendre le blé et l’orge ailleurs. Selon plusieurs analystes, le Moyen-Orient importait de moins en moins de céréales du Canada et des États-Unis ces dernières années en raison du coût élevé de transport.

D’après Statistique Canada, les ventes totales de blé canadien à l’Arabie Saoudite ont totalisé 66 000 tonnes en 2017 et 68 250 tonnes en 2016. Tandis que les ventes d’orge étaient de l’ordre de 132 000 tonnes en 2017. « Considérant que le Canada produit annuellement entre 25 et 30 millions de tonnes de blé par année, le fait d’être amputé de moins de 70 000 tonnes ne devrait pas avoir de conséquence majeure. Il s’agit de volumes très marginaux », indique Jean-Philippe Boucher, spécialiste en commercialisation du grain et fondateur du site Grainwiz. « Par exemple, selon son type et son emplacement sur le fleuve Saint-Laurent, un bateau de grain peut contenir de 35 000 à 75 000 tonnes.

Source : Grainews

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