Le Canada songe à modifier les règles d’alimentation du bétail

Ottawa (Ontario), 20 février 2001 – Soucieux d’éviter tout risque d’épidémie de la maladie de la vache folle, le Canada songe à modifier radicalement sa réglementation en matière d’alimentation du bétail, a révélé mardi l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

L’utilisation des farines animales pourrait être proscrite, tout comme les abats comportant des risques potentiels. Ainsi, la moelle épinière, le cerveau, les yeux, les amygdales et certaines portions d’intestin provenant de bovins et d’ovins ne pourraient plus entrer dans les chaînes alimentaires de l’homme et des animaux de boucherie.

On estime que 90 pour cent des cas d’encéphalopathie bovine spongiforme, la maladie de la vache folle, origines de ce type d’abats.

C’est l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui, dans une directive transmise au début du mois à plusieurs pays, recommande une telle révision de la réglementation en matière d’alimentation du bétail.

L’organisme croit que le Canada n’est pas à l’abri de la maladie de la vache folle puisqu’il a importé de pays aux prises avec l’épidémie du bétail et des abats destinés à l’alimentation d’animaux d’élevage.

Le Canada interdit actuellement aux éleveurs de nourrir leurs boeufs et leurs moutons avec des farines animales provenant d’autres ruminants, mais autorise l’utilisation de ces même farines pour l’alimentation des non-ruminants tels les porcs et les poulets.

Si le Canada devait souscrire aux recommandations de la FAO, c’est toute l’industrie de l’élevage qui se verrait obligée de modifier ses méthodes de production.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)

http://www.cfia-acia.agr.ca/

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

http://www.fao.org

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