Le Canadian Cattlemen for Fair

Picture Butte (Alberta), 20 janvier 2005 – Le Canadian Cattlemen for Fair Trade (les éleveurs bovins canadiens pour un commerce équitable) (« CCFT ») demande la démission immédiate de R.B. (Dick) Fadden, Président de l’Agence Canadienne d’Inspection des Aliments (ACIA) en raison du piètre traitement du cas récent d’ESB au Canada.

« Sous la direction de M. Fadden l’ACIA n’inspire plus confiance auxmembres du CCFT ni, nous croyons, aux autres personnes oeuvrant dansl’industrie, et ce, en raison de son manque flagrant d’efficacité dans lescommunications », dit Rick Paskal, membre fondateur du CCFT.

Le CCFT est particulièrement inquiet quant aux commentaires émis parl’ACIA, ces commentaires n’étant pas réfléchis quant aux interprétationserronées pouvant en découler. Des porte-parole de l’ACIA auraient par exemplerévélé les résultats d’une expérience ayant démontré que parmi110 échantillons de moulée donnés aux ruminants, 66 étaient contaminés par desprotéines non végétales. Une recherche approfondie démontrera par la suite queseul quatre des 110 échantillons en question contenaient potentiellement destraces de protéine étrangère. Ces protéines auraient bien pu provenir desauterelles, de poils de souris, de plumes d’oiseau et non de sources causantpotentiellement l’ESB.

Les premiers commentaires émis par l’ACIA peuvent facilement induire enerreur et causer un impact négatif sur la perception des consommateurscanadiens et étrangers qui ont soutenu et qui continuent de soutenirl’industrie.

Ajoutons que le 12 janvier un vétérinaire de l’ACIA dira dans les médiasque « des millions de tonnes de moulée contaminée étaient toujours dans lesystème en 1997. » Ce commentaire n’est ni réfléchi, ni exact. A titre decomparaison, le Canada produit environ 12 millions de tonnes de moulée d’orgepar année (pour tout bétail confondu et pour exportation). La moulée pourbovins, traitée et prête pour la livraison, ne représenterait qu’une petiteportion de ce total. Bien que des centaines de tonnes auraient été uneestimation plus réaliste, l’exagération énoncée par l’ACIA nuitconsidérablement aux efforts que nous faisons pour rassurer les consommateursquant à la sécurité de nos produits.

« Des informations erronées peuvent causer à l’industrie bovine desdommages irréparables et être utilisées par des groupes protectionnistesaméricains comme R-CALF dans leurs campagnes pour maintenir la fermeture de lafrontière canado-américaine au boeuf canadien », dit Paskal. « En ces tempsdifficiles pour l’industrie bovine canadienne, l’ACIA doit user dediscernement et de leadership, informant les canadiens et canadiennes avecjustesse quant aux cas d’ESB rapportées par les médias et les effets qui endécoulent. L’industrie bovine canadienne a besoin de l’appui de l’ACIA dans salutte pour la réouverture de la frontière. Le CCFT demande au gouvernementcanadien de s’assurer que l’agence ait à sa tête une personne faisant preuvede leadership et d’aptitudes de bon gestionnaire pour que l’ACIA puissecorrectement assurer son mandat. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Canadian Cattlemen for Fair Trade (CCFT)
http://www.ccft.info/

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