Le document de l’OMC est inacceptable pour les industries canadiennes du lait, de la volaille et des oeufs

Ottawa (Ontario), 16 juillet 2004 – Les industries du lait, de la volaille et des oeufs rejettent le texte publié par le président du Conseil général de l’OMC, Shotaro Oshima, car il menace les objectifs que poursuit le Canada dans cette ronde de négociations et met en danger les piliers fondamentaux de la gestion de l’offre (contrôle des importations, prix à la production et planification de la production).

« Tout au long des négociations, nos agriculteurs ont préconisé que l’onmaintienne les tarifs hors quota à leurs niveaux actuels », a déclaré JacquesLaforge, premier vice-président des Producteurs laitiers du Canada. « Le textede l’OMC propose exactement le contraire. Cela pourrait être très lourd deconséquences sur l’économie rurale et sur plus de 23 500 fermes familiales etleurs fournisseurs, d’un littoral à l’autre. »

Le projet de décision que le Conseil général doit adopter à la fin dejuillet 2004 annonce des réductions tarifaires considérables et desaugmentations substantielles de l’accès aux marchés. Cela pose un réel dangerpour les agriculteurs canadiens, dont il menace la capacité de gagner leur viedans le domaine de leur choix et élimine à toutes fins utiles la capacité derecevoir des prix équitables pour les aliments qu’ils produisent.

Les industries du lait, de la volaille et des oeufs soutiennent que letexte d’Oshima n’a pas reconnu les lacunes du Cycle d’Uruguay, et n’a rienfait pour corriger les iniquités qui ont été créées à ce moment-là. Aucontraire, l’écart entre les capacités des pays d’être compétitifs sur lemarché mondial devient de plus en plus prononcé.

Les industries du lait, de la volaille et des oeufs demandent augouvernement canadien de comprendre ces risques et de prendre toutes lesmesures nécessaires pour créer des règles commerciales équitables qui soienttransparentes et obligatoires. Tout accord reposant sur le texte d’Oshima estinacceptable et contraire à l’appui que le gouvernement a toujours affirméaccorder à la gestion de l’offre.

Le gouvernement canadien doit être fort et agressif face à cette menacede l’OMC.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Producteurs laitiers du Canada (PLC)
http://www.bureaulaitier.org/

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