Le mur de l’éthanol

Le débat au sujet de l’usage d’éthanol fabriqué à partir de maïs fait de nouveau rage aux États-Unis. En 2014, l’Environmental Protection Agency (EPA) devra établir de nouvelles cibles d’utilisation de biocarburants et tous ne s’entendent pas sur ces cibles.

L’EPA est confronté au fameux « blend wall ». Le problème : c’est maintenant pratiquement toute l’essence vendue aux États-Unis qui est E10 (10 % d’éthanol). De plus, la consommation d’essence au pays est en baisse, principalement en raison de la consommation réduite des nouveaux véhicules.

Si l’EPA augmente les volumes de production ciblés pour 2014, les pétrolières seront forcées d’inclure plus d’éthanol dans leur essence, sans nécessairement être en mesure de la vendre plus cher, ou sous l’étiquette E15 (15 % d’éthanol).

En 2011, l’administration Obama a autorisé les mélanges E15 pour les voitures fabriquées depuis 2001 et offert un programme d’aide pour le déploiement de stations « flex-fuel » pour le parc grandissant de véhicules pouvant utiliser un carburant E85. Le réseau de telles stations-service demeure limité et les pétrolières sont peu nombreuses à offrir de l’essence E15.

La pression est forte pour que l’EPA n’augmente pas les cibles totales de production de biocarburant en 2014. L’industrie pétrolière ne souhaite pas être obligée d’inclure plus d’éthanol dans l’essence, l’éthanol étant coûteux à produire quand les aides gouvernementales ne suivent pas. Les éleveurs – porcs, bovins, volaille – s’opposent aussi à des cibles plus élevées, qui détourneraient encore plus de maïs vers l’éthanol, faisant encore grimper les prix du maïs.

à propos de l'auteur

Articles récents de André Dumont

Commentaires