Le prix du maïs doublera d’ici 2050

Les prix du maïs pourraient augmenter de 100,7 % d’ici quarante ans. C’est ce que révèlent des modèles de prédiction utilisés pour évaluer l’impact des changements climatiques et la croissance démographique sur les prix et la disponibilité des principales céréales.

Publié la semaine dernière, le rapport de l’International Food Policy Research Institute (IFPRI) fait également état de prix du riz et du blé qui augmenteraient de plus de 50 %.

L’IFPRI a utilisé 15 scénarios différents basés sur différentes combinaisons de croissance de la population, croissance des revenus des ménages et de changements climatiques possibles, de légèrement à énormément plus chaud et humide.

Si l’on réunit l’ensemble des scénarios, d’ici 2050, le prix du maïs augmenterait de 100,7 %, celui du riz de 54,8 % et celui du blé de 54,2.

Si tous les effets du réchauffement planétaire étaient contrés et que le climat demeurerait le même qu’en 2010, d’ici 2050, le prix du maïs augmenterait de 32,3 %, celui du riz de 19,8 % et celui du blé de 23,1 %.

La sécheresse extrême qui a sévit en Russie et les inondations dévastatrices qui ont frappé le Pakistan cette année sont un aperçu d’un avenir de plus en plus affecté par les changements climatiques.

Selon la plupart des scénarios de réchauffement planétaire, la production de blé et de riz sera de plus en plus difficile dans nombre de pays du Sud.

Selon les calculs du IFPRI, pour que le prix du maïs n’augmente que de 12 % d’ici 2050, il faudrait que les rendements augmentent de 2 % par année dans les pays qui produisent actuellement 80 % du maïs mondial.

Les changements climatiques et la croissance de la population provoqueront d’énormes déséquilibres entre les pays riches et les pays pauvres, soutient l’IFPRI. Les ménages des pays riches pourront continuer d’acheter des denrées, tandis que les pays pauvres devront s’arracher à fort prix des céréales dont la disponibilité sera réduite sur les marchés internationaux.

L’IFPRI milite donc en faveur d’une meilleure fluidité des échanges internationaux. De plus, l’institut basé à Washington plaide pour des investissements de 7 milliards $ pour accroître la productivité agricole.

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