Le puceron présent partout

Photo : USDA

En cette année de semis tardifs, le soya est particulièrement vulnérable au puceron. À ce jour, cet insecte a été dépisté en faible nombre dans toutes les régions sous surveillance au Québec.

Des 104 sites que surveille le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP), un seul est déjà infesté au-delà du seuil d’alerte, à Rougemont, en Montérégie-Est (477 pucerons par plant). Le seuil d’alerte au Québec est de 250 pucerons par plant.

Le RAP recommande un dépistage immédiat des champs de soya en Montérégie-Est. D’autres champs situés en bordure des Montérégiennes (monts Rougemont, Saint-Bruno et Saint-Hilaire) pourraient aussi être infestés par des populations élevées.

Ces montagnes hébergent d’importantes colonies de nerprun cathartique, qui est un hôte reconnu pour la survie à l’hiver des œufs du puceron du soya. Les premières colonies du puceron du soya au printemps peuvent se multiplier sur le nerprun avant de migrer vers les champs de soya.

Téléchargez les cartes des captures hebdomadaires du puceron du soya (PDF).

La moyenne provinciale des captures, du 4 au 7 juillet 2011, se situe à 6,9 pucerons par plant.

« Il y a des pucerons partout au Québec, rapporte l’entomologiste du CÉROM Geneviève Labrie. Dans la plupart des champs, les populations sont très faibles et les ennemis naturels sont présents. Nous préférons quand même commencer à avertir tout de suite, parce que les plants sont relativement jeunes. »

Selon Geneviève Labrie, il est clairement démontré qu’un soya semé tardivement est plus vulnérable au puceron. Ce dernier le trouve plus appétant en bas âge, alors qu’il compte moins de composés secondaires que plus tard pendant sa croissance.

Au RAP, la vigilance a donc été rehaussée d’un cran, en raison des dates de semis tardives de cette année. Autre motif de vigilance accrue : 2011 est une année impaire.

La pression du puceron du soya semble obéir à un cycle de deux ans, les années impaires étant celles des plus grandes infestations. « Plusieurs articles scientifiques publiés aux États-Unis confirment ce phénomène, dit Geneviève Labrie. Au Québec, le puceron semble suivre la même dynamique, donc en 2011, nous sommes plus vigilants. »

Consultez l’avertissement du RAP du 8 juillet 2011 (PDF).

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