Le ray-grass en cinq questions

Le ray-grass en intercalaire dans le maïs est une pratique de moins en moins marginale au Québec. Voici quelques questions et réponses, extraites d’un article du numéro de septembre du Bulletin des agriculteurs.

1 – Quel équipement utiliser pour semer le ray-grass?
Du semoir de type Gandhi monté sur un quatre-roues, en passant par le chariot d’épandage d’engrais, jusqu’à des semoirs portés comme l’Exacta de Kverneland, les équipements utilisés varient beaucoup. Les producteurs les plus expérimentés optent pour des semoirs portés de haute précision, tandis que d’autres se fabriquent des semoirs à petites graines auxquels ils greffent les accessoires pour épandre de l’azote en même temps.

PHOTO : André Dumont

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2 – À quel stade du maïs peut-on semer le ray-grass?
Quelques producteurs osent semer le ray-grass au stade deux à trois feuilles, sans impact sur les rendements du maïs. Les agronomes consultés pour cet article recommandent plutôt le stade cinq à six feuilles.

D’après l’agronome Daniel Brière, qui vend lui-même de la semence chez Plant-Prod, le taux de semis idéal est d’environ 25 kg/ha (20 à 25 livres à l’acre). Des doses inférieures peuvent donner de bons résultats aussi, mais comme le ray-grass est semé à la volée la plupart du temps, le taux de germination se situe généralement autour de 50 %.

3 – Comment désherber avant de semer le ray-grass?

Le semis de ray-grass est réalisé peu de temps après un traitement herbicide en postlevée dans le maïs. « Aucun herbicide n’est homologué spécifiquement pour une application qui n’affecterait pas le ray-grass semé par après », fait remarquer Daniel Brière. D’ailleurs, ce serait tout un défi pour les fabricants d’herbicides d’homologuer un usage avec du ray-grass, qui se trouve à être une « bonne mauvaise herbe » qu’on implante dans une culture principale.

Sur le terrain, les producteurs essaient différents produits, dont des antigraminées à effet résiduel. Étonnamment, il semble que le ray-grass s’en tire à chaque fois plutôt bien. Le semis peut survenir de quelques jours à quelques semaines après l’application d’herbicide. « Plus le temps passe, plus l’effet résiduel s’atténue. Mais actuellement, nous en sommes encore à réaliser des essais », indique Stéphanie Durand, agronome au Bassin versant de la rivière Coaticook, du Réseau Agriconseils Estrie.

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